Pourquoi c’est important de faire de l’art ?

J’ai un aveu à vous faire : j’adore peindre et je crois que j’aime peut-être plus encore regarder les peintures. J’adore aller au musée d’art moderne. J’adore flâner sur Instagram ou Pinterest.

Et souvent, ce qui doit arriver arrive dans ce genre de cas. On tombe raide dingue amoureux d’une peinture ou d’un style, et on se dit qu’on aimerait exactement peindre comme ça, avoir ce rendu, avoir ces couleurs, cette sensation.

Avec l’expérience, il devient de plus en plus facile de comprendre les ficelles utilisées par un autre artiste, et de prendre des notes pour aboutir au même résultat.

C’est alors qu’on imagine sa future toile, avec ce nouveau style.

On se lance…

… et là…

… c’est le drame ! (elle est toujours efficace celle là).

Ça bloque. Ça avance un peu mais ça ne donne rien. C’est pire que moche : c’est fade et sans vie.

Le truc, c’est que peindre comme quelqu’un d’autre, ça ne fonctionne pas. C’est comme parler avec une autre voix que la sienne (on tient bien 1 ou 2 phrases, c’est marrant, mais ce n’est pas nous). Ou s’habiller comme quelqu’un d’autre.

Au début c’est drôle et inspirant. Mais ça ne tient pas la longueur. Au bout d’un moment ça bloque.

D’ailleurs, dans les émissions de re-stylage, je me suis toujours demandée ce qu’il se passait après (genre des années après). Est-ce que les candidats continuent à s’habiller selon les conseils de Cordula et consoeurs ? Ou bien reviennent-ils définitivement en arrière ? Existerait-il encore une autre voie, un peu à mi-chemin entre les deux, un mélange entre le nouveau soi et l’ancien ?

En tout cas, quand je peins, je ne peux que revenir à mes trucs à moi, tant pis pour la jolie peinture que j’avais en tête !

Parce que, finalement, créer, ce n’est pas dans ce but de toute façon (mais si vous me lisez souvent, vous le savez !)

Nous, les créateurs (c’est à dire, tout le genre humain, vous, moi, papi, mamie, TOUT LE MONDE), nous sommes là dans le but d’exprimer à travers l’art de l’énergie, de l’esprit (mental, intellectuel) de l’émotion que seul NOUS-MEME pouvons créer. C’est une expression de SON âme à soi.

Rester soi semble toujours la clef (encore une fois, il est question d’authenticité sur ce blog (pour changer !) mais je n’ai pas envie aujourd’hui d’y revenir).

Alors que nous sommes en 2018, que les enjeux économiques et écologiques semblent les derniers élastiques qui retiennent fragilement l’avenir de notre espèce : pourquoi faire de l’art ? Pourquoi se montrer soi aux autres à travers un bout de toile ou un bout de papier ?

Est-ce le besoin de flatter notre ego ?

Peut-être un peu (il est toujours bon d’aller à la pêche aux compliments, avouons-le) mais je crois fermement que le fait d’être soi-même créatif(ve), ou inspirant, ou expressif… impacte les autres. Et surtout de la même façon.

C’est à dire que les gens se connectent à nos réalisations, à notre art et que grâce à lui, cela leur permet d’accéder à leur propre joie, connexion et créativité (ou dans le cas de SheArtsWild, de leur propre nature sauvage, de leur féminité, leur divinité, leur authenticité, …)

C’est pourquoi je pense que mes peintures contiennent une sorte d’énergie de guérison, à la fois pour moi qui les ai créé (bonjour art thérapie !) et parce qu’elles ont la faculté de changer les vibrations d’une pièce dans laquelle elles sont accrochées.

Je crois aussi, que telle toile est là où elle doit être. Au bon endroit, au bon moment. Chez la bonne personne. Là où elle est supposé influer son énergie.

Que c’est un peu, le but de sa mise au monde.

On dit souvent que l’art cristallise l’essence d’une époque. Mais ne contient-il pas plutôt l’antidote de ce qui ne va pas à une étape particulière de l’évolution du genre humain ?

Je parle bien entendu de l’art vrai, non pas de l’art marketing utilisé dans les publicités, dans le but non pas de véhiculé un état d’âme, mais un message. Et, au risque de m’attirer bien des foudres, je range dans cette catégorie le grand Andy Warrhol, qui a su utilisé le monde de l’art pour devenir une star (c’est lui qu’il le dit !)

 

En conclusion, je m’autorise carrément à déclarer ceci :  » faire de l’art authentique, c’est rendre service au monde. »

Rien de moins (alors au boulot !)