La chamane des mousses

Lorsque j’ai pioché la carte de la chamane des mousses (du Weaver’s oracle), j’ai été un peu dubitative. Je ne l’ai pas comprise immédiatement.

 

 

Et puis, quelques jours plus tard, cela fut une évidence…

J’admets être la copine de randonnée un peu chiante qui s’arrête toutes les centaines de mètres pour prendre en photos des … mousses. Mais je ne l’avais jamais conscientisé ! Pour moi c’était naturel de prendre en photo ces délicatesses vertes en automne et au printemps alors qu’elles se gorgeaient d’humidité et se développaient. D’ailleurs, la présence d’un mur en pierres recouvert de mousses a été l’une des raisons de l’achat de notre maison.

Ma relation avec la mousse, je ne l’avais jamais observé objectivement.

Je me souviens encore, dans le jardin de notre nouvelle maison, que mon père avait voulu m’acheter un râteau spécial mousse, pour pouvoir faire pousser un beau gazon ! Oh ! Sacrilège ! « Mais ça ne va pas, non ? Je ne vais pas enlever la mousse quand même ! Au Japon, il y a des jardiniers qui consacrent leur vie entière à faire pousser les plus belles mousses et lichen ! Pourquoi est-ce qu’ici, on la méprise !? » Mon père m’a fait son regard typique de « bon, j’insiste pas, elle est dingue ! »

Et moi, depuis, j’ai pu m’allonger tous les étés sur ma jolie mousse toute douce 😉

 

 

  

 

Je me demande bien pourquoi, pendant ces quelques jours je n’ai pas fait de rapprochements directs avec mes petites manies ?! En plus, c’est incroyable, mais mon paysage intérieur (lors de mes voyages chamaniques) du monde d’en bas est recouvert de mousse !

Je n’avais alors jamais compris jusque là l’importance de mes gestes.

Il n’y avait là, me semblait-il aucun engagement, aucune passion autour de la mousse. Ainsi, jamais au grand jamais je ne me suis posée la question « mais au fait, pourquoi est-ce que je prends plus de photos de mousse que la majorité des humains ? »

Cette carte a ouvert mes yeux sur ces choses que l’on fait sans s’en rendre compte : nos gestes sont des acteurs instinctifs nous permettant parfois de solidifier notre ancrage. Ou de contribuer à l’épanouissement de notre féminité sauvage.

Quel est votre petit geste anodin à vous ?

Qu’est-ce qui vous fait particulièrement vous sentir sauvage ou connectée avec la nature, ancrée ?

Tentez de vous observer ces prochains jours pour trouver une petite manie ainsi que son sens !

 

Venteusement vôtre,

Fanny