Snake

Ah le Weaver’s oracle… ce jeu de carte est intense, vraiment intense !

Il n’est pas de ceux que l’on comprends facilement. Il est mystérieux, sombre et lumineux à la fois. Et à chaque fois que sort une carte, quelque chose se produit à l’intérieur de soi. Une reconnaissance ? Une vibration ? Même le corps réagit, tremble, se tord, crée des palpitations.

Ces cartes agissent ! Ces cartes activent ce qui doit l’être, au coeur de l’inconscient. Et en même temps, il permet de nous faire poser un nouveau regard sur les gestes à priori inoffensifs de la femme. Celui de remuer des braises dans le feu. Ou de chauffer une tisane.

Tout acte du quotidien peut être magique, lorsque notre conscience s’éveille.

 

 

 

Chaque tirage est un moment particulier et fort du mois… la carte sortie au moment de la nouvelle lune va m’accompagner 1 mois entier (c’est ainsi d’ailleurs, que la plupart des tarologues qui possèdent cet oracle agissent…) le temps de mâturer son message, de méditer sur toutes ses facettes.

Pour la 3e fois depuis le début de l’année, Snake m’honore de sa présence. Je commence donc à être familière avec elle et voici la façon dont je l’interprète désormais :

Snake est le symbole de l’esprit du feu. Non pas le feu qui détruit, mais le feu qui guérit. Il agit sur tous nos corps : il guérit notre corps en apportant la chaleur et la vitalité, il nous délivre de nos peurs et offre une oreille à nos inquiétudes… et il apporte la passion et la libido 😉

Ce n’est pas parce qu’un feu est allumé, que l’esprit du feu sera présent. Quelques conditions sont nécessaires… que nous devons apporter en conscience : gentilles, amour et respect dans le foyer-maison. Alors son travail puissant est mis à notre disposition ! Notre maison est remplie de rires et de danses, de vie, de dynamisme, d’amour chaleureux entre les uns et les autres, de créativité et de visions fertiles, la force de suivre de notre propre route.

En tant qu’artiste entrepreneur et mère pratiquant l’instruction en famille, le foyer est devenu l’endroit où tout se passe ! L’important n’est pas que notre maison soit tout le remps rangée, mais qu’elle soit vivante et chaleureuse.

Snake c’est aussi le pouvoir du serpent, forcément. Mais là il y aurait tellement à en dire, que je ne peux le faire entrer dans cet article.

Voici la traduction du conte de la carte Serpent du Weavers Oracle.

 

SERPENT
RÊVE DE LA LUMIÈRE DU FORYER
ELLE RÉVEILLE LA GUÉRISON PAR LE FEU
SON FIL
Ce conte ne pouvait être pleinement rêvé que lorsque les flammes sautaient haut à l’intérieur des pierres du foyer, lorsque la maison s’était posée dans cette chaleur éclatante. Celle qui est au centre de cette histoire et au cœur de la maison était un esprit de feu et de chaleur. Elle n’était pas, toujours présente, bien sûr, car elle était attirée par l’amour, et évitait un foyer insouciant ou méchant. Mais quand elle arrivait, sa venue était vraiment glorieuse, car elle était portée aux limites du matin lorsque la pleine lumière de l’été se déversait sur la terre. Puis le feu dans les pierres dansait de plaisir, frémissait et ronronnait, se levait pour embrasser l’or rouge et bruni vibrant de sa forme lumineuse. Je vous donne mon cuivre, le sang de la terre, le sang de moi, chantait-elle au feu en se glissant dans les flammes, et la bande de cuivre sur son front rayonnait de joie dans les yeux des gens. Les amulettes sur son tablier et les petites cloches à ses pieds faisaient de la musique qui se répandait dans la maison comme un rire; quand elle arrivait, la maison a commençait chanter. Une fois ancrée dans le feu, son travail était puissant et abondant. Deux serpents élancés bronze et vert s’enlaçaient autour de ses bras; si les femmes apportaient des racines et des herbes pour faire une infusion, ces serpents ouvraient la bouche et crachaient de la bonne médecine dans le pot de guérison. Un plat de cuivre était assis à ses côtés; si les hommes apportaient le respect et la vérité dans la maison, elle plaçait le plat comme un miroir à côté des pierres pour que les femmes puissent voir quel honneur s’y reflétait, et à partir de ce moment-là, regarder ces hommes avec amour. Ses mains apaisantes recousaient constamment les bords brillants de chaque matin dans la maison éveillée; si les petits enfants craignaient les voyages de la nuit, elle rapprochait leurs tendres corps et les chantait chez eux, tu dérives au-delà de la terre de ta mère, douce enfant, reviens vers l’aube. Parfois, les femmes s’accroupissaient près du feu et chuchotaient leur tristesse silencieuse dans les flammes, ou leur longue lassitude, ou leurs inquiétudes désespérées, ou leur désir d’être en sécurité. Puis elle chantait, donnez-moi vos larmes d’ambre, douce soeur, bénissez l’arbre qui pleure, et lissait leurs sourcils, ravivait leur vitalité, nourrissait leur passion de la vie. Plus tard, ces femmes serraient leurs enfants avec gratitude, ou allégeaient l’air à l’intérieur de leur maison avec de la musique, ou présentaient à leurs hommes des offrandes de désir surprenantes mais appréciées. De cette façon, le feu continuait à danser, les gens continuaient à rire et la maison continuait à chanter. Au fil des générations, la puissante et simple magie du feu de cette femme serpent s’est transformée en hochet de guérisseur et en tambour de chaman, mais elle appartenait à toute femme qui utilisait la gentillesse pour allumer le feu dans son propre foyer.
SA TRESSE
Lorsque le héron vole vers le sud, les mères ancêtres plaçaient toujours de petits morceaux de métal rouge, le sang du sol, à côté de leurs foyers, et les observaient à réfléchir puis à distiller les flammes qui transportent la lumière et la chaleur dans la maison. Cette magie cuivrée, recueillie librement dans les ruisseaux et les coutures de granit altérées, est utilisée d’autres manières: poussée doucement comme des prières dans la terre souffrante, enroulée autour d’os douloureux, fondue en minuscules
lames de séchage qui envigourent les esprits flétris. Et les femmes augmentent la puissance de tels sorts en laissant leur propre sang cuivré s’infiltrer dans le sol. Les larmes d’un arbre sont un remède provenant d’une source différente. Les larmes subissent leur transformation à travers de vastes paysages temporels primordiaux, passant des veines de sève de pin à la terre en incubation, en passant par des vagues saumâtres, avant d’être à nouveau lavées aux pieds des arbres en pleurs. Cet ambre est un sortilège qui lie les flammes de la passion et les feux de l’amour en une seule graine dorée douce et protectrice. Lorsque les femmes souhaitent célébrer les graines dans leurs entrailles créatives et leurs maisons, ou le travail de leurs mains et intelligences créatives, ou l’abondance de leurs imaginations et visions créatives, alors elles honorent la mère fruit. Elle encapsule ce qu’il signifie pour le voyageur de prendre le contrôle de sa propre route, d’être dynamique pour façonner son propre avenir et de sortir avec une chanson brillamment conçue et magnifiquement sculptée sur ses lèvres.
SON CHIFFON
À travers la lueur du matin, nous arrivons à nos foyers dans une précipitation, un tourbillon, une chute d’énergie lumineuse. Nous transportons de grands tas de sacs et de paquets et nous renversons leur contenu sur le sol. Ici, répandue devant nous, est l’essence de tout ce que nous rassemblons dans nos vies. Mais comment en faire une forme, comment l’exposer pour montrer un modèle que nous pourrions comprendre? Comment construire une carte à partir de toutes ces pièces vibrantes de nous-mêmes, qui se tortillent et glissent comme des serpents sur le sol? Ce serpent vert représente des choses que nous avons déjà accomplies, des clés cruciales de ce que nous faisons maintenant. Ce serpent de bronze symbolise les choses que nous souhaitons accomplir à l’avenir, les nombreuses visions brillantes qui se dégagent de nous lorsque nous entrons pleinement
notre flux créatif. Notre tâche délicate est maintenant de nous asseoir et de permettre à ces serpents vifs de s’installer, de se rencontrer et de s’entrelacer en une seule forme cohérente. En regardant ce processus, nous verrons les nombreuses vrilles frétillantes de nos expériences de vie commencer à avoir un sens, se connecter et se transmuter en quelque chose de reconnaissable et de clair. Une énergie abondante, une force de but,
visions fertiles, nature sensuelle, puissance émergente; tout cela devient des éléments du modèle qui prend forme sous nos yeux. Ce sont les fruits de nos vies. C’est notre future route.
Et à chaque pas, chacun de nous revendiquera et donnera naissance à sa propre voix, à notre propre chanson, à notre propre monde. Nous avons choisi cette route sinueuse et elle nous ravit. Nous planterons un jardin à côté pour que nos rêves grandissent. Nous garderons l’amour dans nos seins jusqu’à ce que ça fasse mal. Nous pouvons aller n’importe où et rester forts par notre route créative serpentine.