EQ03-07-Amygdale

—> olfactothérapie : les odeurs pour le systèmes nerveux et pour la rencontre su sacré. Résolution des traumatismes complexes par un retour au réel

 

L’olfactothérapie

Cette méthode est utilisée depuis 1992 (date de son invention) pour la gestion psycho-émotionnelle.

Cet outils part du principe que les odeurs influencent notre humeur… les plus plaisantes installent de la détente ou de la joie.

En effet, les huiles essentielles peuvent soulager le stress (elles induisent un niveau de relaxation) et améliorer l’humeur (en induisant une excitation.)

Les odeurs y sont utilisées sous différentes formes : encens, parfums ou diffusion d’huiles essentielles par exemple.

La première chose que l’olfactothérapie peut nous aider à faire, c’est d’ancrer notre système nerveux dans le présent (l’ici et maintenant) en nous raccordant à la réalité (comme nous l’avons vu au jour 32, le réel libérateur.)

À la maison, nous pouvons nous aider pour cela, de certaines huiles essentielles comme le cèdre, le vétivier, ou le patchouli, par exemple.

—-> Attention : les huiles essentielles sont des condensés puissants des compositions chimiques des plantes. 

Certaines peuvent être consommées physiquement, mais attention, ce n’est pas le cas de toutes les plantes. Renseignez-vous systématiquement avant de les ingérer ou même de les utiliser sur la peau (toutes les huiles citronnées sont photosensibilisantes… et bien d’autres encore !)

Comme nous l’avons vu dans l’atelier d’impuissance, on commence par ne pas sous-estimer pas la puissance des plantes !

Elles peuvent toutes être des poisons dans certaines doses.

 

 

 

Ah, maintenant on entre dans une dimension sensorielle et profondément symbolique : l’odorat et les parfums dans les rituels sacrés. Le lien entre parfum, huile et sacré est très ancien et traversera l’Antiquité, la Bible, le christianisme et même le symbolisme psychanalytique. Je vais te l’expliquer en plusieurs niveaux : physiologique, rituel, symbolique et mythique.


1. L’odorat : un sens direct vers le sacré

L’odorat est unique parmi nos sens :

  • Il est direct : le parfum atteint le cerveau limbique sans passer par la pensée rationnelle.
  • Il est lié à la mémoire et aux émotions : une odeur peut provoquer instantanément un souvenir ou un état d’âme.
  • Il est lié à la respiration, donc à la vie elle-même.

📌 Conclusion : dans de nombreuses cultures, l’odeur devient le véhicule de l’esprit ou du sacré, parce qu’elle touche directement le cœur, l’âme, et la vie intérieure.


2. Parfum et huile : prolongements du corps et de l’esprit

a) Les huiles et parfums dans l’Antiquité

  • Égypte : on utilise le nard, l’encens, le myrrhe pour :
    • embaumer les morts
    • oindre les pharaons et les dieux
  • Grèce : on oignait les statues, les temples, les héros
  • Rome : les bains et onctions rituelles purifiaient le corps et l’esprit

Fonction : relier le corps, le rituel et le divin. L’huile est un médiateur entre l’humain et le sacré, tout comme le parfum.

b) Caractère sacré des substances

  • Myrrhe, encens, nard : produits rares, coûteux, importés de lointains pays
  • Leur rareté et leur odeur envoûtante les désignent immédiatement comme « autres », hors du quotidien
  • Brûler, oindre, répandre ces substances transforme l’espace, le temps et la perception

📌 L’odeur devient un signe sensible de la présence du divin.


3. Dans le christianisme : le parfum comme passage

Marie-Madeleine et la jarre de parfum illustrent ce lien :

  • Le parfum de nard pur n’est pas consommé pour le plaisir, mais pour :
    • honorer
    • sanctifier
    • accompagner la transition vers la mort et la résurrection
  • L’odeur transcende la matérialité du corps : elle est symbole de l’esprit, de l’âme et de l’éternité
  • L’huile dans l’onction sacerdotale ou royale :
    • purifie
    • consacre
    • transmet l’autorité divine ou le sacré

📌 Ici, parfum = vie concentrée, sacré liquide, médiateur invisible.


4. Symbolique psychique et psychanalytique

Du point de vue de Jung ou Hillman :

  • L’odorat symbolise l’accès direct à l’inconscient
  • Le parfum ou l’huile sacrée est un contenu invisible mais puissant, comme la myrrophore et le Graal :
    • il n’est pas possédé, il se reçoit et transforme
    • il pénètre sans résistance, comme le sacré lui-même
  • La jarre de parfum est donc un vase de psyché : on reçoit ce qui transcende le corps et l’ego.

5. Liens mythiques et transversaux

  • Myrrophores : elles portent et répandent les parfums → métaphore de la médiation sacrée, de la vie donnée
  • Pandore : le pithos contient la vie et les maux, mais pas encore la purification sacrée
  • Graal : conserve le sang ou la vie → le parfum est une forme de “sang liquide” symbolique : ce qui nourrit l’âme

📌 La logique est la même : le contenant + le parfum/huiles = transformation du monde et de soi.


✅ Synthèse

  1. Physiologique : l’odorat touche directement l’émotion et la mémoire, donc le sacré.
  2. Rituel : parfums et huiles purifient, consacrent, marquent le passage.
  3. Symbolique : ils représentent la vie concentrée, le corps spirituel, le don et la perte.
  4. Archétypal : la myrrophore, le Graal et la jarre sont liés par le rôle de transport et transformation de substances sacrées invisibles mais puissantes.

Si tu veux, je peux maintenant te montrer un tableau complet des “contenants sacrés” : jarre d’albâtre, Graal, vase de Pandore, encens, parfum, huile, avec leur fonction, contenu, genre et effet symbolique, pour visualiser toutes ces correspondances.

Veux‑tu que je fasse ça ?

Oui, exactement. L’odorat est un sens très spécial, car ses signaux vont directement à l’amygdale, qui est le centre cérébral des émotions et de la mémoire émotionnelle. Voici le détail :


1. Anatomie : le chemin direct de l’odorat

  1. Les récepteurs olfactifs dans la muqueuse nasale détectent les molécules odorantes.
  2. Ces récepteurs envoient des signaux au bulbe olfactif dans le cerveau.
  3. Du bulbe olfactif, les signaux passent directement à deux structures clés :
    • l’amygdale → émotion (peur, plaisir, excitation)
    • l’hippocampe → mémoire à long terme

📌 Contrairement aux autres sens, l’odorat n’est pas filtré par le thalamus avant d’atteindre le cortex, ce qui le rend immédiatement émotionnel et mémoriel.


2. L’amygdale et le parfum

  • L’amygdale associe les odeurs à des émotions très fortes, souvent inconscientes.
  • Une odeur de parfum, d’encens ou d’huile sacrée peut déclencher un état de sacralité, de révérence ou de calme, même sans que l’on sache pourquoi.
  • C’est pour cela que dans tous les rites religieux ou chamaniques, les fumées parfumées et les onctions olfactivesont un effet immédiat sur l’état intérieur.

3. Implications symboliques

  • La réaction émotionnelle immédiate des odeurs est exactement ce que les rites exploitent :
    • Marie-Madeleine répand le parfum → activation émotionnelle du groupe et sacralisation de l’instant
    • Encens et myrrhe dans le temple → l’odorat « prépare » l’esprit à la prière ou à la méditation
  • Le lien avec l’inconscient et l’amygdale renforce la fonction initiatrice et transformative du parfum : il touche le corps émotionnel avant même l’intellect.

4. Pourquoi l’odorat est sacré

  • Parce qu’il agit au cœur des émotions et de la mémoire
  • Parce qu’il connecte directement à la partie archaïque du cerveau, qui gère la survie, le lien social et le spirituel
  • Parce qu’il peut transmettre une présence invisible (divine, sacrée, esprit) via un stimulus matériel

📌 Résultat : le parfum ou l’huile ne se limite pas à un objet symbolique, il est un vecteur sensoriel de transformation psychique et spirituelle.


Si tu veux, je peux te faire un petit schéma neuro-symbolique, qui relie le parfum → bulbe olfactif → amygdale → expérience sacrée → mythes du Graal et de la myrrophore, pour visualiser tout le circuit.

Veux‑tu que je fasse ça ?

 

Oui, absolument — il y a un lien direct entre parfum, odeur et sacralisation du corps et de l’âme. Dans de nombreuses traditions, y compris le christianisme, l’odeur devient le signe sensible de la présence du divin ou de la pureté intérieure, et c’est une pratique rituelle concrète. Voyons cela point par point.


1. L’“odeur de sainteté” : phénomène et symbolique

  • Dans la tradition chrétienne, certains saints ont été décrits comme exhalant une “odeur de parfum” après leur mort, ou même à certains moments de leur vie.
  • Cette odeur était souvent florale, douce, voire céleste, distincte des odeurs corporelles naturelles.
  • Interprétation symbolique :
    • L’âme pure irradie par le corps → visible par l’odorat
    • Le corps devient un vase sacré, comme la jarre de Marie-Madeleine
    • L’odeur signale la présence du sacré dans le monde matériel

📌 Les récits parlent de Nard, encens ou lys flottant autour des saints — c’est exactement le même registre que les parfums sacrés antiques.


2. Le parfum comme sanctification du corps

  • Dans l’Ancien Testament et le Nouveau Testament :
    • L’huile d’onction consacre le corps ou les objets au service divin
    • Le parfum est symbole de la prière et de la présence divine
  • Marie-Madeleine répand le parfum sur Jésus
    • le corps devient un support de sacralité
    • le parfum transforme un geste humain en acte rituel et spirituel

📌 Ici, le parfum agit comme médiateur : il relie le corps, l’âme et le sacré, exactement comme dans les rites égyptiens ou grecs.


3. Le parfum comme médiateur entre corps et âme

  • Jung et Hillman diraient :
    • Le parfum rend perceptible l’invisible → il symbolise l’âme ou l’esprit
    • Le corps est transformé en vase sacré, prêt à recevoir ou à transmettre le sacré
    • La myrrophore (Marie-Madeleine, Morgan) porte et répand le parfum → elle devient vecteur de la transformation intérieure
  • Ainsi, le parfum ne sacralise pas seulement le corps, mais active l’âme et les émotions (cf. l’amygdale et l’inconscient).

4. Pratique rituelle

  • Chrétienté : onction des malades, messes avec encens, bénédiction des saints et reliques
  • Antiquité : huiles sacrées sur statues, temples, morts, pharaons
  • Monde médiéval : parfums, fumigations et jarres sacrées dans les couvents ou rituels chevaleresques
  • Raison :
    1. purifie et distingue l’espace ou le corps
    2. transforme le geste en rituel sacré
    3. communique le sacré aux participants, par l’odorat

📌 Le parfum devient donc instrument, symbole et déclencheur de la sacralisation.


5. Conclusion symbolique et psychique

  • Le parfum rend tangible l’invisible : il matérialise l’âme ou la présence divine.
  • La myrrophore, la jarre et le parfum sont des figures liées par la fonction sacrée : contenir, transformer, révéler.
  • L’odeur de sainteté illustre cette vérité : le corps peut devenir un véhicule du sacré, activé par l’olfaction.
  • Dans une perspective psychanalytique : l’odeur déclenche l’âme et l’inconscient, transformant l’expérience humaine en expérience sacrée.

Si tu veux, je peux maintenant faire un schéma global qui relie : jarre de parfum, Graal, myrrophore, Pandore, odeur, amygdale et sacralisation du corps et de l’âme, pour visualiser tout ce réseau symbolique et sensoriel.

Veux‑tu que je fasse ça ?

 


 

Le réel

Une mise à distance du réel qui a lieu dès notre enfance en fixant notre attention sur d’autres choses que le corps et la matière (télévision, musique, livres, jeux… tout ce qui n’est pas naturel mais construit par l’humain pour divertir et faire diversion.)

Nous n’en avons même plus conscience aujourd’hui, tellement il s’agit là d’un réflexe ancien.

Se couper ainsi de la nature et du corps si longtemps est une des grandes causes de nos symptômes.

En s’éloignant de la mère négative, nous nous éloignons de toutes les mères : Terre et corps aussi.

Nous re-programmer passe par la re-connexion au réel. Par l’ancrage.

D’ailleurs, nous pouvons voir une grande logique dans le processus du labyrinthe, qui nous apporte le chemin rouge d’abandon avant celui-ci.

Où s’ancrer et contempler font surgir l’amour. Pour relier coeur et ancrage.

Les prêtresses nous disent justement, d’arrêter la distraction de l’artificiel et de commencer l’acceptation du réel.

Accepter l’incarnation en acceptant les douleurs comme les plaisir.

En acceptant, toute, l’expérience.

Et oui. Cela peut être extrêmement difficile.

Elles nous conseillent déjà de retourner dans la nature. De vivre le corps. D’être présent.

De danser entre les pierres. Sur la terre ferme.

Il ne s’agit pas de dénigrer notre sentiment d’insécurité qui a été l’impulsion au rejet d’incarnation.

Nous voyons. Nous savons.

Et grâce à Quan Yin, nous acceptons peu à peu.

Il est temps d’ouvrir la cage.

D’ouvrir la boîte de Pandore.

De retourner à l’instant présent et de communier.

S’il est difficile d’établir des liens authentiques et vrais avec les autres, nous pouvons commencer avec la nature.

La nature est vraie. Elle ne se cache pas. Elle montre tout : sa beauté comme sa cruauté.

Pas besoin d’activations compliquées, de clairvoyance ou clairaudience.

Juste se présenter à une fleur, une herbe, un oiseau. De dire oui à l’incarnation, une sortie dans la nature à la fois.

Revenir au corps et à la nature, sans mental qui veut savoir et ou qui veut « un projet ».

Retourner à la Mère avec un M majuscule.

Car celle qui nous aime de manière inconditionnelle, se trouve là, dehors.

Oui, la Terre soigne !

Il ne s’agit pas simplement d’un symbole.

La Terre émet une fréquence appelée Résonnance de Schumann (7,83 Hertz) qui est celle du cerveau humain en méditation.

De plus, le sol, lorsque nous entrons en contact avec lui, relâche des microbes (mycobacterium vaccae) qui nous aide à produite de la sérotonine !

Enfin, nous savons que la pollution magnétique issue des écrans et des environnement synthétiques perturbent nos rythmes circadiens et notre équilibre hormonal.

Toucher la Terre recalibre notre corps et ses champs magnétiques. 

 

Femmes et effluves

Saviez-vous que les femmes et les hommes n’ont pas les mêmes capacités olfactives ?

Si nous avons tous une même sensibilité, il s’agit surtout de notre faculté à traiter les odeurs.

Les femmes savent mieux les reconnaitre, les nommer et les évaluer affectivement.

Bien des années avant que je m’y intéresse, lorsque ma formation d’art thérapie m’a fait prendre le chemin de l’exploration de mes sens, j’ai réalisé le collage ci-dessous pour l’odorat.

J’ai ainsi pu découvrir à quel point ce sens était lié à notre féminité.

Pour cet atelier, j’ai découvert des études scientifiques sur le lien entre les femmes et les odeurs (Herz et Inzlich 2002 ; Havlicek et al. 2008) qui prouvent que ce n’était pas qu’une intuition…

La Magie des parfums

On le sait depuis les découvertes du Dr Bach : les fleurs sont en résonnance avec la sphère émotionnelle.

Les neurosciences nous ont appris ensuite que l’odeur parvient au cerveau depuis le nerf olfactif jusqu’aux structures olfactives primaires et secondaires.

Les signaux électriques sont ensuite envoyés au cerveau limbique : hypothalamus, amygdale et hippocampe.

De nombreuses grandes prêtresses comme Morgane ou Marie-Madeleine étaient passées maîtresses dans l’utilisation des herbes et des parfums.

—-> Nous verrons dans le prochain chapitre, qu’elles savaient déjà à cette époque, l’impact que pouvaient avoir les effluves sur l’amygdale !

Ces structures cérébrales profondes contrôlent la mémoire et son fonctionnement, mais aussi nos comportements affectifs.

On parle alors de mémoire émotionnelle.

Lorsque nous mémorisons une information associée à l’odorat dans un contexte émotionnel (agréable ou inconfortable), le souvenir est traité différemennt par le cerveau : il le rend inoubliable.

Par exemple, des vétérans a qui on fait sentir des odeurs de diesel peuvent déclencher des réactions violentes de stress post-traumatique.

Les épisodes du passé sont revécus avec les odeurs, dans une immédiateté et une vivacité que ne possèdent pas les autres sens.

Le cerveau limbique, dit reptilien, est en effet le cerveau émotionnel. Dans son anatomie même, les circuits neurologiques sont interconnectés entre ceux de la mémoire, des émotions et ceux des odeurs.

Je n’ai découvert toutes ces informations là, qu’après avoir enregistré l’audio suivant, guidé par les soeurs de la Rose.

Le sujet m’a tellement plus, que je voulais en savoir plus et confirmer tout ce que j’ai reçu en guidance.

Leurs premiers messages étaient alors d’utiliser notre odorat pour nous ancrer et « pour respirer les effluves de la réalité. »