5BA7J – TR13 – Blodeuwedd

 

 

 

 

 La Déesse qui a trahit 

 

 

Blodeuwedd et l’oeuvre au noir

Blodeuwedd est la Déesse celtique de la terre.

Sa légende raconte que, par amour pour son amant, elle a trahit son mari : le Dieu Soleil Lugh (celui honoré à la fête de Lughnasad !) et qu’Elle fut transformée en chouette en punition.

D’un point de vue archétypal, cette histoire reflète le besoin de la terre de sacrifier son Esprit (de verser le sang du Soleil) pour fertiliser son sol.

Quel est le sens caché de cette histoire ? Par soif d’expérience, notre âme nous a fait renier notre pouvoir personnel. Et cela pour mieux fertiliser notre sol. En clair cela signifie que les besoins de la matière nous a fait oublier nos valeurs.

Nous avons agis dans notre vie quotidienne, avec le seul but de couvrir nos besoins (alimentaires, crédits mais aussi le besoin de plaire, d’appartenir, etc …) du mieux que nous pouvions.

Comme l’alchimie nous l’indique, ce n’est que le début d’un cycle de sagesse. Car, oui, il y avait un plan derrière tout cela : VIVRE ET INTEGRER. Intégrer ce qu’est d’être blessé, pour ne pas uniquement en avoir la connaissance, mais bien de le savoir dans la chair.

Apprendre par la blessure est ce que les alchimistes appellent : l’oeuvre au noir.

A l’issu de ce stade, nous est offert le bâton de sagesse surmonté de notre joyau lumineux. Dans le mythe de Blodeuwedd, la voici transformée en chouette, animal symbolique de la sagesse.

La trahison lui a permis de croitre et d’accéder à la sagesse ! De même, la trahison nous a permis de croitre et de devenir un guérisseur blessé.

 

Blodeuwedd magnifiquement représentée avec les traits de la chouette : elle a acquis la sagesse dans sa chair même !

 

Une méditation guidée avec Blodeuwedd

Prenez le temps de trouver un lieu et un moment où vous ne serez pas dérangé et lancez la méditation suivante. Je vous emmène à la rencontre d’une guérison offerte par Blodeuwedd :

 

 

 

 

Questions plus pointues

Alors que nous avons étudié la blessure, puis le joyau… prenons encore quelques temps pour inspecter notre masque de contrôlant.

A chaque émotion soulevée par des questions suivantes, ressenties par votre enfant intérieur, souvenez-vous que l’adulte protecteur est toujours là.

Vous trouverez ci-dessous, une liste d’autres interrogations afin de pousser plus loin encore, l’ouverture de notre regard sur l’impact de ce masque sur notre vie. Prenez des notes

  • Lesquelles de mes capacités ai-je déjà sous-évaluées ?
  • Comment puis-je porter un regard plus juste sur mes capacités ? Qu’est-ce qui pourrait m’y aider ?
  • Est-ce que j’accepte facilement les compliments ? Pourquoi ?
  • Quelle a été ma dernière hésitation ? Est-ce que j’hésite souvent avant de prendre une décision ?
  • Quelle a été ma dernière procrastination ? Dans quels cas est-ce que je vis plus de résistance à agir ?
  • Est-ce que je sais accepter de l’aide ? Si oui, en toute honnêteté est-ce que j’arrive à ne pas me mêler de la façon dont l’autre crée à ma place ?
  • Qu’est-ce que j’ai eu besoin de contrôler ces derniers jours ?
  • Où puis-je abandonner dès aujourd’hui mon besoin de tout contrôler ?
  • Est-ce que je peux m’empêcher de commenter ce que font les autres ? (ou de lever les yeux au ciel en les voyant faire !?)
  • Suis-je prête à m’engager à ne plus critiquer ?
  • Est-ce que je sais demander de l’aide ?
  • Pourrais-je m’engager à en demander plus fréquemment ? Et laisser les autres faire selon leur façon ?
  • Est-ce que je prends la responsabilité des choses qui m’arrive ?
  • Serais-je capable de laisser passer une occasion d’avoir raison ?
  • Est-ce qu’il m’est déjà arrivé à ce que quelqu’un cherche à « grapiller » mon territoire ? Qui et comment ai-je réagis ?
  • Suis-je dérangé par l’arrogance des autres ? (soit un 3e chakra en excès)
  • Est-ce que je vois la beauté unique de ce que suis (et cela, sans émettre la moindre auto-critique) ?
  • Est-ce que j’ose me montrer, moi et mes talents ?
  • Qui ai-je déjà imité ? Pourquoi ?
  • Est-ce que j’accepte mes imperfections ?
  • Suis-je facilement irritée par les comportements imparfaits de mes contemporains ?
  • Puis-je voir que les imperfections sont des marques uniques ? Chez qui pourrais-je le voir (ou déjà vu) ?
  • Dans quel domaine de ma vie puis-je immédiatement embrasser mes imperfections ?
  • En quoi ai-je besoin d’être reconnu ? En quoi est-ce que cela améliorerait ma vie ?
  • Auprès de qui est-ce que je cherche actuellement à être parfait ou parfaite ? Et dans le passé ? Y a-t-il un point commun ?
  • De qui est-ce que je souhaite la confiance ? Sont-elles les mêmes personnes que dans la question précédentes ?
  • Contre qui et quoi ai-je été en colère ? Pourquoi ? Suis-je encore en colère actuellement (ce peut être d’autres cas ou personnes) ?
  • Ai-je honte de mes réactions émotionnelles ? Est-ce que j’accepte ma vulnérabilité ?
  • Peut-on ressentir et être fort ou parfait en même temps ?
  • Suis-je à l’aise avec la vulnérabilité des autres ?
  • Quel a été mon dernier mensonge ?
  • Est-ce que cela m’arrive souvent de mentir ?
  • En quoi ces cas ont-ils nécessité un mensonge ? Et si j’avais dit la vérité, que ce serait-il passé ?
  • Est-ce que j’accepte qu’on me mente ? Qu’en est-il des mensonges issus des mêmes cas que les miens (question précédente) ?
  • Suis-je prête à m’engager à dire toujours la vérité même en situation de vulnérabilité ?
  • M’est-il arriver de manipuler quelqu’un pour obtenir ce que je voulais ? De nier mes valeurs ?
  • Ai-je des problèmes à m’entourer de personne de confiance (amis, partenaires, coéquipier) ?
  • Dans quelles situation est-ce que je me sens en sécurité ? Vraiment moi-même ?
  • Ai-je tendance à m’isoler de plus en plus ?
  • Puis-je voir mes demandes sur moi-même à la baisse ?
  • Et mes demandes sur les autres ?
  • Pourrais-je dès aujourd’hui créer la sécurité dont j’ai besoin pour me montrer moi-même, partout où je vais ? Si non, puis-je tenter de l’être chaque jour, dans une situation de plus ?
  • Doit-on mériter, pour avoir ?
  • Qu’est-ce que le mérite ?
  • Suis-je à l’aise avec cette affirmation : « Je mérite tout et cela par le simple fait d’être né et d’être un enfant de l’univers » ?

Et finalement… est-ce que je comprends bien que tous ces comportements appartiennent au passé, et à d’autres ? Que mon égo a imité les masques des autres en cherchant à me protéger des mêmes blessures dont ces êtres souffraient ?

Ces comportements ne nous appartiennent plus.

Nous les laissons en conscience, derrière nous et nous continuons notre chemin.

Chemin qui nous emmène devant un chêne majestueux.

 

Un chêne

Ùn chêne a décidé de surfer lui aussi sur la tendance humaine moderne à l’identification.

Un jour, il a informé les autres arbres voisins qu’il se voyait « licorne ». Il a ainsi demandé à ses congénères de l’appeler ainsi, pour ne pas heurter sa sensibilité. Il parlait à tous de ses belles feuilles roses de licornes, car c’est ainsi qu’il se voyait, et c’était bien.

Puis un jour, il se sentit plus proche du trèfle et a demandé à nouveau à ses voisins de ne l’appeler que comme ça. Et surtout plus ni licorne, ni chêne. Et c’était bien.

Mais un jour, une jeune fille choisit de s’installer sous ses branches pour le dessiner, car elle voulait dessiner un chêne. Ni une licorne. Ni un trèfle. Elle voulait un chêne.

Elle admirait ses branches dans le ciel. Elles étaient loin d’être parfaites : certaines s’étaient cassées il y a 3 hivers de là… une maladie s’était même répandue dans la plupart de ses feuilles.

Pourtant pour elle, il était exactement ce qu’elle avait recherché : un chêne à admirer et à représenter.

Cette histoire n’est pas une critique de nos temps contemporains et des recherches d’identité actuelles. Non. Elle nous parle uniquement du fait que nous ne nous rendons pas compte, à quel point nous faisons les humains.

En fait, nous sommes des humains qui incarnons parfaitement ce rôle dans toute son imperfection prévue.

Comme tous les chênes incarnent parfaitement le fait d’être un chêne… un pied de menthe d’être de la menthe… un canard d’être un canard… vous êtes un humain parfaitement HUMAIN. 

Que pensez-vous maintenant de la même affirmation ci-dessus : « Je mérite tout et cela par le simple fait d’être né et d’être un enfant de l’univers » ?

 

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