Manifeste

Eco-créativité, Eco-féminité, Eco-spiritualité

ou comment allier les Sagesses naturelles au profit du développement de Soi. 

 

Le préfixe « éco » comme dans écologie vient du grec oikos qui signifie habitat. Par extension, et à cause de son emploi dans le domaine de la nature, l’utilisation d’éco- se démocratise dans sa conjugaison avec différents domaines et le milieu sauvage Terrestre.

 

Nous guérir pour guérir la Terre.

Ainsi l’éco-créativité est la créativité naturelle, celle de l’humain authentique, dans le respect à la fois de sa nature, et de la Nature.

Il s’agit donc aussi bien de prendre en compte la toxicité de certains composants picturaux, de mieux gérer nos déchets (comme passer à l’utilisation de palette réutilisable et en finir avec les palettes carton !) mais aussi de revisiter la capacité innée de l’humain de créer.

Il n’est plus que question de technique et de reproduction, mais d’apporter au monde, ce que nous possédons dans les profondeurs de notre être.

Résolument féminines, mes toiles reflètent mes valeurs écologiques.

 

L’éco-féminité est la relation entre notre féminin et la Déesse sauvage.

Là aussi la gestion de nos déchets féminins doit être revu (avec notamment l’utilisation des coupes menstruelles) tout comme la guérison de notre identification à des images féminines malsaines.

Apprendre à mieux traiter notre corps (en l’aimant tel qu’il est, en l’alimentant sainement), tout comme celui de mère Nature !

 

Le respect des chairs sauvages.

 

Quand à l’éco-spiritualité, quel paradoxe même dans ce mot ! Lier le cosmique, le divin, le céleste avec notre habitat naturel terrestre, n’est-ce pas le plus beau et le plus difficile des challenge qui nous est donné de vivre ?

 

Entendre la Sagesse naturelle.

 

Nous pouvons apprendre à regarder tous les domaines de notre vie d’un oeil neuf, chacun dans sa relation avec la Terre-mère. La Terre sauvage.

Sauvage ? C’est à dire indompté ? Incivilisé ?

Que de rigueur intellectuelle laissant peu de place à l’imaginaire… pour moi il existe des mots, des concepts qui s’étendent bien au-delà de leur définition succincte de dictionnaire. Naturellement, « sauvage » en fait partie.

Dans notre monde, « sauvage » est souvent associé à cette idée de manque d’ordre, d’incivilité qui mène au chaos. Dans ce sens, « sauvage » se connecte à l’ombre, à la destruction, à la mort. Le terme peut donc, à priori, nous effrayer.

Rien de tel dans ma compréhension personnelle de ce concept qui n’est que lumière, possibilités et surtout LIBERTÉ ! Au contraire de son pendant de mort, c’est la vie que célèbre le terme « sauvage ».

Dans ce monde de possibles où tout peut pousser, nous nous retrouvons comme une végétation luxuriante. :

  • nos pieds tels des racines dans la terre, s’enfoncent dans la part d’ombre de notre être intérieur
  • notre tête, ainsi que des feuilles dirigées vers le Soleil, nous oriente, assoiffée de lumière.

 

Le sauvage sanctifie ces deux mondes, ces deux visages de la Déesse-Dieu.