La sauvage JOUR 3

 

 

L’archétype sauvage

Hier je vous laissais sur cette question : la femme sauvage… est-elle un archétype comme un autre ?

Pour moi, il s’agit d’une femme qui court dans les bois, à demi-vêtue, la bouche violette car elle vient de se nourrir de baies. Elle est la princesse Mononoké. L’exotique Pocahontas. L’éthologue passionnée qui suit les déplacements des loups au fond du Canada. Elle est celle qui sait faire tomber la pluie dans le désert en dansant. Celle qui sait allumer un feu. Elle est souvent jeune et agile. Parfois elle prend de l’âge, vit recluse dans sa maison en bois, à l’intérieure de laquelle elle cuisine toujours une soupe à base de plantes sauvages.

Oui. L’archétype de la sauvage est la sorcière de nos contes européens. Souvent gentille et accueillante, indiquant au héros la bonne direction, lui offrant le gîte et le couvert pour la nuit et le guérissant souvent d’une terrible fièvre.

Elle est cette « sorcière » condamnée à périr brûlée, parfois à moins de cent mètres de chez soi… cette Haxe âgée de plus de 400 ans, insaisissable voyageuse qui a su dompter le vent.

 

 

 

L’archétype de la femme sauvage est un archétype découvert récemment. C’est Clara Pinkola Estès, psychanaliste Jungienne et conteuse qui l’évoque pour la première fois dans son best seller : Femmes qui courent avec les loups : 

« Les loups sains et les femmes saines ont certaines caractéristiques psychiques communes : des sens aiguisés, un esprit ludique et une aptitude extrême au dévouement. Relationnels par nature, ils manifestent force, endurance et curiosité. Ils sont profondément intuitifs, très attachés à leur compagne ou compagnon, leurs petits, leur bande. Ils savent s’adapter à des conditions perpétuellement changeantes. Leur courage et leur vaillance sont remarquables. »

Ainsi, un comportement correspondant à l’archétype sauvage seraient les plus proches de comportements instinctuels sains. En devenant consciemment une femme sauvage, la vie de la femme se transforme radicalement :

« (…) car avec elle leur vie créatrice s’épanouit, avec elle leurs amours gagnent en profondeur, en signification, en bien-être, avec elle les cycles de leur sexualité, de leur créativité, de leur travail se rétablissent. Elles ne sont plus les victimes désignées de la violence prédatrice des autres. Elles sont égales devant les lois de la nature, égales pour croître et lutter. Désormais, si elles sont fatiguées à la fin de la journée, c’est suite à des tâches satisfaisantes, non parce qu’elles étaient enfermées dans un travail, un état d’esprit ou une relation amoureuse étriqués. Elles savent instinctivement quand les choses doivent vivre et quand elles doivent mourir. Elles savent partir, elles savent rester. »

 

 

 

Certains doutent encore de son existence… postérieur à tous les archétypes découverts par Jung, nous pouvons en effet nous demander pourquoi le célèbre analyste serait passé à côté !

Les modèles féminins plus sages, timides et dociles auraient-ils pris toute la place, au point de faire se dissiper les chemins sauvages ?

Telle une piste qui, dans la forêt, se fait de plus en plus étroite jusqu’à sembler disparaître, la psychologie classique tourne court lorsqu’il s’agit de la femme créatrice, la femme douée, la femme profonde. Elle est souvent peu bavarde ou carrément silencieuse sur les questions d’une grande importance pour les femmes : celles de l’archétype, de l’intuition, du sexuel et du cyclique, des âges de la femme, de sa façon d’être, de son savoir, de la flamme de sa créativité.

C. P. Estes

 

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Jouer avec la femme sauvage

 

Voici notre tout premier projet créatif autour de la femme sauvage. Nous partirons d’un collage de femme et explorerons les voies lui permettant de devenir plus instinctives et primitives. C’est une bonne manière d’aborder, en douceur cet archétype. Car comme pour toute créature sauvage, nous devons nous dissimuler derrière un arbre. La laisser s’habituer à notre odeur. S’apprivoiser peu à peu.

J’ai donc voulu vous proposer quelque chose qui vous permettrait de lâcher prise. Il est parfois difficile de se permettre d’être créative. Notre juge intérieur nous susurre des horribles propos : « nous ne sommes pas des artistes », « ce qu’on fait est moche », « cela ne rime à rien », « nous gâchons notre argent », …

Mais le fait est que la créativité n’est pas synonyme d’obtenir une « belle » peinture.

Ou une peinture qui pourrait renverser l’ordre établi ;

Qui serait porter à l’effigie du pays ;

Qui dénoncerai une guerre.

 

 

Sans doute avez-vous appris que les artistes étaient des voix qui faisaient passer des messages, dénonçaient les problèmes de nos sociétés. Et pourtant… la créativité, ce n’est pas que ça.

Je suis sûre d’une chose : la pratique de l’art soigne. Elle soigne notre stress. Elle soigne nos émotions fortes. Elles soigne tous nos manques aussi.

Là vous vous dites qu’il y a le chocolat pour tout ça ? Je réponds : Oh que Oui ! Cependant, le chocolat, ne fera que vous apaiser. Il ne vous apportera pas une meilleure compréhension de vous-même… en fait l’art c’est du chocolat ET de la méditation. Du 2 en 1 !

 

Prête pour la grande transformation ?

 

Note 1 : Rien de plus embêtant que de briser sa concentration lors d’une session créative. Pensez à couper les téléphones, à fermer les portes à clef. C’est un moment pour vous (et donc un moment précieux ! ) C’est pourquoi j’aime m’entourer de tout le matériel dont je vais avoir besoin (courir à droite et à gauche pour chercher un crayon introuvable coupe un flux si difficilement acquis !)

Note 2 : Je m’excuse pour la qualité de la vidéo, qui est inférieure à toutes les autres…. j’ai voulu tourné en extérieur afin de mieux ressentir la connexion sauvage (nous verrons cela demain !) L’image ci-dessus (en bonne qualité) vous permet de voir les marques de façon plus précise. J’ai changé ma méthode pour les prochaines vidéos !

 

Femme primale from Fanny Wild on Vimeo.

Mot de passe : elleesttribale

Colle utilisée : colle blanche cléocolle. C’est une super colle pour les projets DIY ! La colle en bâton suffit mais je n’en avais pas sous la main… et c’est en grinçant un peu des dents que j’ai utilisé cette super colle à la place d’une colle basique !

Comme vous pouvez le voir, je me suis lancée dans plusieurs peintures de femmes. Simplement parce qu’il me faut un peu de temps avant de pouvoir entrer véritablement dans le lâcher prise (en tout cas, quand je filme !!) C’est à dire que je n’ai pas vraiment aimé ma première femme (en plus celle que j’ai filmé, grrrrrr !). Au lieu d’arrêter là, j’ai décidé de continuer. De toute façon, les autres ne pouvaient VRAIMENT pas être pire que la première.

C’était le déclic… les suivantes, je les ai adoré !

N’hésitez donc pas à faire plusieurs portraits dans la foulée.

Et pourquoi pas ? Vous pouvez essayer ensuite de faire votre propre portrait avec des photos de vous ! J’ai hâte de voir vos réalisations sur notre groupe …. d’ici là, je vous dis à demain !

 

 

 

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