Eco-spiritualité

Les principes : une haute conscience ?

Si l’art thérapie est ma passion première et celle sur laquelle je communique le plus, une autre thérapie est au coeur de ma pratique : celle du corps.

C’est ce retour à la chair qui permet l’intégration.

Pour cela, on commence toujours les premières sessions, à nous relier à nos sensations. Puis on « monte » progressivement dans la mise en conscience avec les impressions, puis les émotions.

Car la conscience commence avec les perceptions de la sensation : regardons un nouveau né !

Les sensations sont en général vagues ou localisées. Elles contrastes avec les impressions qui sont plus pénétrantes et mieux définies.

Lorsque ces impressions deviennent plus fortes et plus raffinées, on les appelle alors des émotions.

Alors, nous pouvons nous demander : existe-t-il une notion plus haute encore que l’émotion ? 

 

Aller encore plus loin dans le raffinement de la sensation ? 

C’est une intégration de nos émotions et de nos pensées que l’on nomme « principes ».

Le fameux « oui, moi j’ai des principes ! » 

Mais qu’est-ce qu’un principe, réellement ?

Cette réflexion ne vient pas de moi, mais d’Alexandre Lowen, l’inventeur de la bioénergie. 

Il explique qu’au « niveau du principe, la pensée et l’émotion sont intégrées en une unité consciente. »

Pour le comprendre, nous pouvons nous intéresser, comme le Dr Lowen le propose, à un exemple : le principe de la sincérité.

C’est un des principes sur lequel une grande partie des gens s’accordent. Mais toutes les formes de sincérité, sont-elles des principes ?

Si dire la vérité est réalisé par peur de la punition (par un Dieu ou par un parent…) alors ce n’est pas un principe.

Pour que la sincérité soit un principe, il faut que cela soit une conviction intérieure.

Et pour en arriver là, il faut faire un choix.

Un choix entre dire la vérité ou dire un mensonge. 

La conviction intérieure prend naissance lorsque nous notons la différence entre ce que nous ressentons lorsque l’on dit un mensonge et lorsque l’on dit la vérité.

Dans le corps.

Avec la vérité, on peut se rendre compte qu’une certaine harmonie se produit (entre ce que l’on dit et que qu’on ressent). Et on perçoit du plaisir qui nait de cette harmonie.

Oui, on ressent du plaisir.

Dans le cas d’un mensonge, le conflit intérieur peut nous faire ressentir au contraire de la tension voir même de la douleur. 

« On peut alors faire un choix conscient basé sur ses impressions physiques. »

Et ce choix nous est offert dès l’enfance ! Tout les enfants vont faire l’expérience du mensonge, telle une exploration de ses perceptions mais aussi du pouvoir que cela lui procure.

Selon les résultats de son expérience, il décidera si se sentir mal est gagnant ou non… cela va dépendre de bien des éléments. Le gain à obtenir le contrôle de ses proches mais aussi s’il a suffisamment de perceptions de son corps.

L’intérêt d’un principe n’est pas seulement de ressentir ce plaisir intérieur : il assure également un équilibre aux dualités de la vie.

« Le principe maintient l’équilibre entre pensée et émotion, pour qu’elle s’harmonisent toutes deux sans devoir sans cesse contrôler consciemment l’une ou l’autre. Les principes permettent d’ordonner sa vie… »

Autrement dit, un principe nous permet de trouver l’équilibre entre la réactivité émotionnelle et le contrôle logique (et extrêmement rigide) de tout comportement.

Bref : chemin du coeur et de la raison font enfin la paix.

Mais pour obtenir ce bénéfice (qui nous évitera bien des conflits intérieurs !) il faut donc commencer par ressentir.

—-> c’est évident mais cela n’est par exemple pas possible dans un corps douloureux ou dans tout corps qui a été coupé de son propriétaire.

Et nous sommes nombreux à vivre cette coupure.

Cela commence donc par retrouver notre ancrage. 

Par réapprendre à être enraciné dans ses perceptions pour retrouver les sensations, les impressions, les émotions… et les unir avec nos pensées.

Le haut et le bas, intégrés.

Avoir conscience à la fois de son corps et de ses pensées, est difficile. C’est avoir une conscience élargie. Une « conscience élevée » comme on dit (mais élargie est plus juste je trouve…)

Ainsi, je voudrais prendre le temps, d’honorer les gens qui ont des principes. Ce sont des preuves précieuses de leur intégrité et de leur ouverture de conscience. 

De mon côté, oui, la sincérité est un de mes principes depuis l’adolescence et un guide de vie (souvent critiqué par mes pairs !) C’est aussi ce principe que j’aime chez mon mari (qui a fait voeu de sincérité).

J’admire aussi ceux qui ont du respect pour la propriété d’autrui. 

Et les êtres désintéressés (difficiles à trouver en ces périodes de hautes cupidités !)

À la naissance de SheArtsWild, j’avais créé un petit manifeste d’intégrité. J’y exposais mes principes de vie dans les domaines du féminin, de la créativité et la nature.

J’avais fait ça car je ressentais tellement de colère à l’époque, quand je voyais sur les réseaux fleurir ces fausses femmes chamans qui jouaient sur l’effet de mode et manquaient d’intégrité.

Et vous, quels sont vos principes de vie ?

Avez-vous déjà eu la perception corporelle de vos choix selon vos principes ?

Les avez-vous toujours vu comme une conscience élargie de l’être ?

Trouvez-vous que notre époque est en manque de principes ?

J’aimerai bien connaître votre avis sur ces questions. Laissez-moi un commentaire 🙂 

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