Et danse la Terre -2- !

Lorsque j’étais enfant, toutes les rentrées étaient pluvieuses et froides, ou au moins grises. Depuis plusieurs années maintenant, septembre est un mois ensoleillé, un mois plein de couleurs !

… un mois où s’installer dans une classe ou retourner au travail devient de plus en plus difficile

Le réchauffement climatique est devenu palpable, il nous affecte véritablement.

Les médias en parlent de plus en plus, mais malheureusement toujours avec cet air de culpabilisation envers chaque citoyen que nous sommes.

Et bien, oui, le changement est là.

Mais il est temps aussi que vous entendiez ceci : non, ce n’est pas de votre faute !

Bien sûr, je ne vous demande pas de prendre vos voitures et de rouler pendant des heures pour le simple plaisir de « cramer » du carburant. Je ne vous oriente pas non plus vers une cessation de toutes activités de recyclage ou de consommation responsable. Simplement d’entendre cette vérité : ce n’est pas, à votre niveau personnel, votre faute. (Relisez-le 50 fois si nécessaire !)

Pourquoi c’est vrai ?
Parce que nous sommes humains, que nous utilisons les inventions des humains, et nous savons tous que si nous avions le choix, nous ferions autrement. Le choix, nous ne l’avons pas encore et nul ne peut nous culpabiliser pour cela. Nous faisons notre part de colibri, mais il est bien plus facile de nous entendre dire que c’est à cause de notre existence sur Terre que tout cela se produit.

 

 

Comment alors accepter le fait même d’être venu vivre ici, de nous être incarné si nous avons l’impression continuelle que c’est pour faire du mal à notre Terre d’accueil?

Comment réussir à s’ancrer ?

Comment accepter notre corps qui a sans cesse besoin de s’alimenter et qui craque un peu trop facilement pour des chips plutôt que des fruits de saison ?

A force d’être assailli par ces fausses accusations, nous perdons un peu plus d’estime de Soi. Petit à petit, nous nous en rendons à peine compte, mais notre relation à la Terre se détériore par le simple fait de ressentir cette once de culpabilité à l’intérieur.

Nous ne nous sentons plus digne.

Nos efforts ne sont même pas reconnus !

 

 

Alors, oui, ici et maintenant je me permets de reconnaître tous vos efforts.

 

Pourquoi ? Parce qu’il suffit de méditer sur la conscience de la Terre, celle que l’on nomme Gaia, pour la voir sourire à notre venue. Son sourire n’a rien de faux semblant, il ne cache pas une déception face à notre comportements humain, encore moins, de colère !

On l’a dit punitive.

On l’a dit coléreuse et vengeuse.

Pourtant, son sourire est chaleureux, lumineux et plein de compassion.

Dans notre vie de tous les jours, elle continue de nous nourrir avec amour. Au contraire de tout ce qu’on entend partout, Elle voit nos efforts et en est fière !

Finalement, à quoi bon continuer à recycler, si nous avons l’impression que cela ne suffira pas ? A quoi bon manger bio si tout est voué à l’échec ?

Vous voyez comme cela agit sur nous ?

Nos efforts n’étant pas reconnus, nous sentons que nous pouvons faire marche arrière (foutu pour foutu !) alors que nous pourrions  continuer d’avancer avec le sourire et l’espoir ! A quoi bon faire l’effort de consommer en vrac, faire ma lessive au savon de Marseille ou éteindre tous mes appareils ménagers… si la forêt Amazonienne brûle ?

Rien n’est joué. La Nature sait s’adapter comme la nature humaine.

Nous devons continuer nos efforts, au nom de la Terre et les transformer en une danse de joie.

La culpabilité pernicieuse ne doit plus venir nous toucher.

Nous sommes tous des enfants dignes d’amour…

 

Que ressentez-vous à la lecture de tout ceci ?
Me pensez-vous irresponsable ? Déconnectée du monde réel et de ses urgences ?
Ou sentez-vous, qu’il se pourrait, qu’une autre vérité se cache derrière ce qu’on nous affirme dans les JT ?
Mon message dans cet article, est bien de vous incitez à explorer le pourquoi de votre engagement sur le terrain.
De réfléchir, en vous connectant à vous-même. En faisant le silence autour. En vous détendant…
Que ressentez-vous sur ce sujet particulier ? De l’apaisement ? De la tension ? De la colère ?
???? (euh là… c’est à vous de remplir !) ???
C’est bon ? Vous avez trouvé ?
Laissez-moi deviner…
De la colère hein ! ?
La colère est une émotion NORMALE.
Elle émane lorsque quelqu’un ou quelque chose a dépassé nos limites. Elle nous invite donc à regarder quelles frontières ont été dépassées et ensuite de réagir. S’il n’y a pas de réactions pour corriger les choses (remettre les limites à leur place) alors l’émotion de colère se transforme en sentiment de colère qui nous mangera tout cru, de l’intérieur.
Alors ? Quelles frontières ont été dépassées ? La température ? Le je-m’en-foutisme qui a duré trop d’années ?
… … … (euh, oui, là c’est encore à vous ! C’te dynamique de folie entre nous !)
… ….
Maintenant que nous avons trouvé les limites, voyons quelles actions nous pouvons mettre en place. Nous pouvons rejoindre des luttes engagées, faire des dons à des associations, changer notre façon de nous déplacer, de manger, … mais si vous avez déjà fait tout ça, que la colère reste… que faire ?
Détruire Total ? Bousiller la ferme aux 1000 vaches ?
Si nous allons défendre la Terre avec fougue guerrière, avec violences, avec culpabilité… quel sera le succès de nos actes ?
Peut-on réussir à la défendre en repartant en guerre, même si c’est une guerre contre la pollution ?
Pensons-nous que ce soit une guerre juste ?
Parce que bon… les croisades aussi, étaient des guerres justes en leur temps… des guerres de défense, exactement comme aujourd’hui nous voulons défendre notre planète. Nous avons la certitude que c’est agir pour le bien, comme nos ancêtres en avaient la certitude à l’époque pour leur religion.
Bah, oui, vous le savez, j’en suis sûre : il n’y a pas de guerre juste. Si l’Histoire nous a bien prouvé quelque chose, c’est bien cela, précisément !
Alors retomberons-nous dans le panneau ?
Ou bien allons-nous enfin comprendre qu’il est illogique de faire la guerre pour défendre l’amour, pour prouver notre amour ? POUR une Terre d’amour ?
Sentez-vous à quel point tout cela n’a pas de sens ?
Sentez-vous que notre culpabilité renforce seulement notre peur ?
D’ailleurs, il existe un nouveau terme pour décrire ce que nous ressentons face à l’environnement de demain : l’éco-anxiété ! Qu’il existe même un mot pour ça… je dois vous l’avouer : moi, ça m’énerve (oups) !

 

Et danse la Terre !

Je vous propose, vous l’avez maintenant deviné, une nouvelle idée d’action : danser ! (oulala, je viens de perdre 75% de mon lectorat… bon… j’assume et je vais même chercher à vous convaincre, vous, oui, vous là qui ne dansez jamais aux mariages ! ! ! ! )

Personnellement, j’ai passé toute cette année à étudier mon rapport à mon incarnation terrestre, à mon corps, à mes racines… cela m’avait été annoncé dès le 1er jour de janvier, où j’avais tiré la carte 14 du tarot de Marseille : la tour, le corps.

Je me suis enfoncée dans mes profondeurs à l’occasion de la création de la classe Porte Noire. Pour moi, cet enseignement fût un vrai déclic dans ma vie. J’ai compris que j’avais du mal à accepter mon incarnation. Ce n’était pas nouveau… mais je n’étais pas prête à l’entendre, car plusieurs de mes voyages chamaniques m’avaient fait comprendre qu’il fallait que je travaille à améliorer « mes fondations ».

Cette année, je me suis donc tournée vers une meilleure compréhension de mon ancrage, de ma généalogie… j’y ai mis toute mon énergie, ne promettant de m’arrêter que lorsque j’aurais enfin compris ce qu’était l’ancrage véritable (ce mot surfait, style new age qu’on utilise à toutes les sauces au point de ne plus le comprendre.) C’est ainsi que j’ai senti combien notre estime de Soi dépend de notre relation à notre Terre et combien la culpabilisation médiatique était un vrai coup de massue sur notre confiance.

Au nom même de la Terre, on détériorait notre relation avec elle !

Qu’est-ce que c’est pervers ! Et tellement éloigné de la vérité…

Qu’importe le nombre de fois où j’ai voyagé dans le monde d’en bas, j’ai toujours fait des rencontre joyeuses, pleines d’amour. A chaque fois qu’un symbole de la Terre me faisait face, il irradiait, comme si, là, dehors, rien de mal ne se produisait…

Gaia est amour et compassion.

Et Elle nous demande de danser.

 

 

Curieux non ?

Et pourtant, à y réfléchir la danse est la célébration de la vie, du corps. Elle est joie ! En dansant, nous éliminons notre culpabilité, un peu de notre colère et nous nous relions à Elle avec innocence et naïveté.

Regardons cette demande… que traduit-elle, au fond ?

Voici mon interprétation : je pense qu’Elle souhaite que nous prenions conscience que chacun de nos actes doit redevenir CONSCIENT dans toutes ses implications. Elle veut nous reconnecter au FAIRE – SACRÉ.

Alors la question n’est pas de savoir pourquoi elle nous demande cela (arrivé jusqu’ici dans votre lecture, vous avez sans doute compris que c’est pour nous recadrer un peu : oui l’écologie c’est bien, nous faire ressentir de la colère pour la sauver, ce n’est pas si bien du tout…) mais bien de savoir si nous sommes capables, hommes et femmes modernes de 2019, de danser ?

Savons-nous prendre un moment dans la semaine pour 5 min de mouvements ?

Pouvons-nous prendre le temps de sentir nos pieds en contact avec Elle (ou avec le sol indirectement) et sentir que peu importe ce que nous faisons, peu importe la hauteur de nos sauts, nous sommes toujours reliés à Elle ?

Nos corps sont des bouts de cette Terre. Nous sommes donc des bouts d’Elle (cqfd) et nous pouvons l’honorer en nous lançant dans des mouvements qui ondulent. Peu importe qu’ils soient de qualité ! C’est comme pour la peinture intuitive que je plébiscite tant… l’important c’est le vrai, l’important c’est de se connecter à Soi et de FAIRE.

 

 

 

Une danse pour sauver le monde ?

Je ne suis pas naïve, croyez-moi. Je sais bien, que même si nous nous mettions à danser tous ensemble, des milliards de personnes… cela ne dépolluera pas notre Terre.
En fait  dans ce message, j’ai bien compris qu »Elle ne pense pas à Elle, mais à nous ! Comme toujours… comme le ferait une mère…
L’acte de danser ne guérira pas la Terre. Elle nous guérira, NOUS, nos intentions, nos émotions, nos pensées.
Tout ce qui pollue l’humain 😉
Elle essaie de nous faire comprendre, qu’avant même de chercher à la dépolluer, Elle, il va nous falloir nous dépolluer nous-même.
C’est à cette condition que notre l’énergie de notre engagement se transformera.
Cela veut aussi dire que nous avons un lien bien plus fort avec Elle que nous le pensions…
Imaginons évoluer depuis des sentiments de peurs de mourir (ou de voir mourir la Terre et nos enfants avec) vers un sentiment plus  joyeux. Nous transformerons nos actes en actes d’amour, en actes sacrés. Nous irons à la benne de tri avec le sourire, parce qu’on aime cette planète.
C’est pas grand chose, mais ça change toute la qualité de notre force.

Ça vous parait un peu bête tout ça ? Et si on essayait pour voir si tout ce que j’écris depuis le début n’est pas un tas de conneries ? Doutez ! C’est important.

Mais essayez aussi, parce que ça n’engage à rien, que ça peut être drôle et léger…

Et oui, bien entendu on fait ça sans le regarde des autres, en toute intimité ! ! On se cache dans sa chambre si besoin 😉 et même dans le noir !

Autorisez-vous dans cette semaine 2-3min de danse libre. Prenez un seul titre de musique, votre préféré !

Je parie même que vous avez déjà imaginé quelle musique prendre, que vous savez déjà quel titre lancer… n’est-ce pas une invitation même de votre esprit à tenter l’expérience ?

Lancez-vous !

Et prenez ensuite le temps de vos sensations… est-ce que quelque chose a changé ?

 

« Ondule ma fille » une peinture mixed media créé pour illustrer le message de Gaia. 2018