Blessures émotionnelles,  Pleine conscience

Shadow work : la honte

S’il y a bien un élément qui bloque le travail thérapeutique (en art thérapie en tout cas) c’est la honte !

Il est l’ennemi de celui ou de celle qui maintient l’autre à distance car il a peur de la vulnérabilité. Cette vulnérabilité qui le montrera tel qu’il est, c’est à dire : imparfait, loin de l’image de soi idéale…

Les tentatives de fuite sont nombreuses : mise à distance donc, mais aussi absence de spontanéité, d’authenticité, et de connexion à soi.

—> l’ironie, c’est que cela arrive justement à des individus pour qui les relations sont centrales.

Il y a une recherche d’amour, d’amitié, de liens familiaux… qui échouent toujours, parce que ce besoin et ce manque de lien sont tellement dévorants, qu’il est impossible de lâcher prise.

On veut la proximité et on se ferme à elle.

Oui, la honte est une émotion relationnelle !

D’ailleurs, elle se dissout souvent dans une présence sûre, rarement dans l’isolement.

Ici, je ne vous propose pas une solutions miracle pour « en finir » avec la honte.

—> Mais de ne plus la laisser gouverner votre vie en silence.

Pour cela, vous trouverez un grand questionnaire.

Si certaines interrogations déclenchent une détresse intense… alors on met sur pause. On y revient plus tard. Le shadow work n’est pas une épreuve de force ou de courage.

Questionnaire

Voici des questions d’introspection spécifiquement centrées sur la honte.

—> Elles sont formulées pour faire émerger l’ombre.

Il ne s’agit pas ici de vouloir la corriger ou de la rendre positive.

Je le redis : c’est inutile de forcer le changement.

Le but ici est de simplement, aller voir en douceur.

Ne pas aller trop vite non plus… prendre chaque question lentement, idéalement à l’écrit.

Personnellement, j’aime tirer une carte de tarot ou d’oracle pour chaque question. Cela me permet d’orienter ma réflexion vers des pistes que je n’avais pas soupçonné. C’est très enrichissant ! Et cela me ralenti encore d’avantage.

 

1. Identifier la honte telle qu’elle est

  • Dans quelles situations récentes ai-je ressenti de la honte, même très subtile ?

  • Que se passe-t-il exactement dans mon corps quand la honte apparaît ?

  • Quelle partie de moi cherche immédiatement à se cacher, se justifier ou se durcir ?

  • Si la honte avait une voix, que dirait-elle de moi ?

 

2. Les croyances cachées derrière la honte

  • Que crois-je que les autres verraient de moi si je ne cachais rien ?

  • Qu’est-ce qui, selon moi, me rendrait fondamentalement inacceptable ?

  • Quelle est la “preuve” intérieure que j’utilise pour justifier cette honte ?

  • À quoi ressemblerait la pire conséquence si cette part honteuse était révélée ?

3. Origines et mémoires de la honte

  • Quel est mon premier souvenir lié à la honte ?

  • Qui était présent à ce moment-là ? Que cherchais-je à protéger ?

  • Qu’est-ce que l’enfant que j’étais a conclu sur lui-même à cet instant ?

  • De quoi cette honte me protégeait-elle à l’époque ?

 

4. La fonction de la honte

  • En quoi la honte m’a-t-elle été utile jusqu’à aujourd’hui ?

  • Que risquerais-je de perdre si je laissais tomber cette honte ?

  • Quelle loyauté invisible (familiale, culturelle, relationnelle) maintient cette honte ?

  • Qui serais-je si je n’avais plus besoin de me censurer ainsi ?

 

 5. Projection et déclencheurs

  • Quelles personnes ou attitudes déclenchent le plus ma honte ?

  • Qu’est-ce que je juge fortement chez les autres et que je ne m’autorise pas ?

  • Quelle part de moi refuse d’être vue, mais réclame secrètement de l’être ?

  • Si je cessais de me juger ici, que deviendrait mon regard sur les autres ?

6. Dialogue avec la part honteuse

  • Si cette part honteuse avait un âge, lequel serait-ce ?

  • Que cherche-t-elle désespérément à éviter ?

  • Que voudrait-elle que je comprenne d’elle, sans la réparer ?

  • De quoi aurait-elle besoin pour ne plus se sentir seule ou menacée ?

7. Intégration

  • Qu’est-ce que cette honte révèle de ma sensibilité profonde ?

  • Quelle valeur importante se cache derrière ce que je crois “défectueux” ?

  • Si je cessais de me définir par cette honte, qu’est-ce qui resterait ?

  • Comment puis-je faire une petite place consciente à cette part, sans l’exposer brutalement ?

 

Je vous souhaite une belle exploration.

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