Et danse la Guérison !
Une sommes de présents
La vie n’est pas une ligne droite qui va du début à la fin.
Il serait plus juste de se la représenter comme une successions de pointillés.
De moments présents qui se succèdent.
Des instants qui glissent jusqu’aux suivants de manière ininterrompue.
Rien n’est plus important que ce présent.
Que ce point.
Car le présent est tout ce que nous pouvons vivre : nous ne ferons plus jamais l’expérience du passé. Et notre futur, n’est qu’une probabilité.
Pour autant, ce présent n’est jamais statique.
Si l’on pouvait zoomer à la loupe chaque point de cette ligne pointillée, nous verrions du mouvement.
–> Nous verrions la Danse de l’Instant présent.
Le mouvement de la vie
Dans cette toile intuitive de 2018, la Danseuse capte le dynamisme d’un saut jazzy.
Ce qui est intéressant, c’est qu’elle jaillit entre 2 symboles forts : l’arbre de vie et le cercle/spirale, qui est aussi un archétype de la vie.
C’est ce dernier symbole qui nous intéresse ici (même si bien entendu, l’arbre de polarité masculine est essentielle à la danse elle-même.)
Avant même de bien connaitre ce que renfermait la spirale, je l’avais nommé « Wombiverse » ou « Utérunivers » quand il apparaissait dans mes toiles.
Car ce symbole c’est aussi la matrice, la génératrice, celle qui donne la vie. On peut y voir l’archétype de la Mère Divine, la Créatrix des Univers.
La Déesse qui donne la Vie et qui est la Vie.
La Shakti.
La Danse de l’utérunivers
Cette spirale renferme pour moi la Shakti, Déesse de la Vie mais aussi Déesse de la Nature et du mouvement.
Car la Vie est mouvement (à contrario, la mort est l’absence de mouvement.)
Cet archétype du mouvement-présent-vie, se retrouve au delà du cercle et de la spirale, dans d’autres symboles :
- le labyrinthe qui est une danse de l’intériorisation, de la vie intérieure et de la connaissance de Soi pour la guérison de l’âme.
- tous les types de Danses bien sûr : modernes, classiques, contemporaines ou primitives qui célèbrent le corps et l’union avec la Terre.
- Les tourbillons d’eau et les vortex.
- Ou les crampes utérines qui expriment la force de vie, sa puissance incontrôlable, son intensité.
- C’est aussi la danse des planètes, notamment des planètes féminines que sont la Terre, la Lune ou encore Vénus. Chacune ayant son rythme et son mouvement dans l’espace. Ses enseignements.
Dans tout les cas, le processus du mouvement est traité comme l’aboutissement. Il est à la fois le chemin ET la destination.
Souvent, ce n’est pas le chemin le plus court (ce n’est pas une ligne droite comme on l’a vu) mais le plaisir des détours et des sinuosités.
–> Comme quand on visite un nouveau lieu et que l’on prend les petits chemins et les villages, plutôt que les autoroutes. Et que l’on se sent vivant !
Précautions
Mais attention ! La spirale et le cercle sont des formes dans lesquelles nous pouvons nous perdre.
Comme l’océan ou la vacuité de l’univers, la spirale nous aspire. Tous les symboles féminins sont faits ainsi : la vie danse avec la mort aussi. Avec le chaos qui attire.
Ce sont des formes à traiter avec respect. À honorer, comme nous le ferions en face de la Grande Mère.
N’oublions pas qu’Elle est aussi l’Initiatrice et la Sirène qui invitent à entendre la Vérité. Mais qui risquent de nous noyer.
Elles provoquent la Descente Initiatique (voir l’atelier du Temple Noir) qui est la Danse de Guérison par excellence.
Tout comme Innana, la Déesse qui descend, il vaut mieux bien nous préparer à ce voyage intérieur. Ou nous faire guider, dans une structure plus élaborée.
–> comme celle du labyrinthe.
Par extension, ce symbole peut aussi se voir comme celui de la guérison.
Apprendre à retourner au présent et à la Danse de la Vie est une nécessité pour toutes celles et ceux qui survivent avec l’empreinte des trauma.
C’est mettre de la vie là où il n’y en avait peut-être plus.
Là où la dépression gèle l’expression de l’être.
Là où les tensions entraînent les blocages du corps.
Peu importe si nous nous trouvons dans le champ de l’intégration physique ou émotionnelle ou spirituelle… chacune a la saveur de son initiation mais leurs danses sont interconnectées.
Soigner le corps permet de soigner l’âme et vice et versa.
L’important, c’est de mettre en mouvement. De devenir acteur du geste.
C’est ce que permet l’art thérapie appliqué au trauma, dans sa forme somatique. Comme une danse incarnée faite de rythme et de formes, qui nous soutient du trauma jusqu’à l’individuation.
Une alchimie issue du renforcement de nos parts naturelles et sauvages. Celles qui ne cessent d’onduler et de savourer le présent.
Un nouvel art d’être qui nous redonne vie.
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