Des prêtresses

Myrrophores et prêtresses antiques

Dans toutes les grandes religions antiques, il a toujours existé des femmes chargées d’accompagner les passages critiques que sont la naissance, la mort mais aussi les initiations et les renaissances symboliques.

Tout comme les prêtresses, les myrrophores opèrent dans l’espace de l’entre-deux, là où l’ordre ordinaire ne suffit plus.

Regardons les continuités rituelles et les ruptures théologiques entre les myrrophores chrétiennes, dont Marie-Madeleine et les prêtresses antiques.

Lancez l’audio suivant pour découvrir la suite de notre voyage :

Parfums et féminins, en commun : retrouvez le précieux.

Peut-être l’avez-vous entrevue ? 

Ce parallèle entre la Voix des femmes qui redevient précieuses… cela grâce Myrrophores !

Prcieuses Elles-mêmes, et tout autant que les parfums qu’Elles portaient.

Ces denrées chères car difficiles à obtenir.

Aujourd’hui encore, la fabrication d’une essence est un phénomène coûteux.

Pour que le parfum d’une plante aromatique se développe, les plantes ont besoin de le Terre (éléments nutritifs) et des rayonnements solaires. C’est le cas de toutes les plantes mais seules quelques unes d’entre elles sont aromatiques et possèdent une fragrance spécifique.

Encore moins nombreuses sont les plantes dont l’essence peut être extraite. Sur 800 espèces d’Eucalyptus, 5 seulement donnent des huiles essentielles.

En tout, on ne compte « que » 250 HE…

Le parfum récupérable des végétaux en huiles est donc un bien rare. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder le coût de l’HE de rose : 25e environs pour 1 seul mL ! ! Il faut une quantité incroyable de fleurs pour fabriquer un flacon d’huile essentielle (4 tonnes pour 1kg d’HE de rose).

Des fragrances extraordinaires

Il est possible de travailler avec les énergies de certaines plantes coûteuses, notamment les roses sous d’autres formes.

Aujourd’hui, les plantes, leurs actions et en particulier les Huiles Essentielles sont « rationnalisées » et « masculinisées ». On les analyse pour leur attribuer des chémotypes (ce qui est rassurant, comme nous l’avons vu dans les précautions d’usage… vu que nous avons perdu la transmission orales de leurs qualités).

Surtout, les usages des plantes sont écartés de la Médecine traditionnelle. Ce ne sont que des « remèdes de bonnes femmes »… alors qu’elles restent les parentes des médicaments actuels ! Leurs substances clefs ont d’abord été isolées à partir des végétaux avant d’être produites artificiellement.

Entrons maintenant dans l’un des secrets des myrrophores : en plus de nous inonder de parfums qui éveillent nos sens, leur action est aussi plus subtile.

Je vous l’explique dans l’audio suivant :

Quelques exemples 

Nous allons voir une méthode pour accéder directement aux qualités des différentes plantes.

En attendant, voici quelques exemples d’autres Huiles Essentielles, très féminines, avec leurs qualités énergétiques :

  • bergamote – apaisante, calmante et en même temps, elle donne de l’optimisme et de la positivité. On l’utilise donc pour un boost de confiance en soi.
  • cèdre de l’atlas – une odeur boisé et fleuri qui permet de nous ancrer en douceur tout en nous réconfortant. Anti-déprime assurée !
  • épinette noire – elle tonifie le mental pour retrouver la clarté. Légèrement piquante.
  • géranium – sucrée, apaisante et harmonisante, elle apaise les tourments et nous réconforte.
  • orange douce – rééquilibrante, elle est pleine de bonne humeur. Je l’utilise beaucoup en diffusion dans la maison pour sa gaieté et son effet relaxant.

Zoom sur le nymphéa d’Isis

Pour les égyptiens, le nymphéa était une des fleurs les plus magique parmi toutes les plantes. Et oui, j’ai bien dit nymphéa et pas lotus.

Car des recherches récentes chez les historiens botanistes ont démontré que le lotus à l’époque Isiaque n’existait pas à l’époque.

D’autant que le « lotus bleu » en particulier était très prisé… or, il n’existe pas d’espèce de lotus bleu, mais bien des nymphéa bleus (nymphéa caerulea plus justement).

Il y a une grande confusion entre lotus, nymphéa et nénuphar. Leurs feuilles se ressemblent mais celles du lotus sont strictement rondes, sans cette déchirure si caractéristique des nénuphars et nymphéas.

Autre grande caractéristique, la fleur de lotus pousse hors de l’eau, bien au-dessus alors que les nymphéa poussent à la surface.

Finalement, au centre de la fleur de lotus, on trouve une sorte de grand réceptacle en forme de pommeau d’arrosoir, avec des petits trous.

Les nénuphars sont toujours jaunes et ne possèdent que 5 pétales.

Ce sont donc les nymphéa qui nous intéressent ici ! 

Les nymphéas aident à la clarté des désirs et à refroidir les passions. En fait, elle nous aide à aligner nos émotions.

Alors la question est de savoir si Isis est liée ou non à cette plante ?

Les nymphéas poussaient bel et bien dans le Nil et ses marais. Elles avaient une caractéristique frappante : celle de s’ouvrir le jour et se refermer la nuit.

Ce cycle naturel a profondément marqué l’imaginaire religieux égyptien et le nymphéa devint un symbole majeur de leur civilisation pour figurer ce cycle de renaissance de vie après la mort et de régénération de l’âme (on sait à quel point l’après vie était importante pour les égyptiens !)

On le retrouve donc souvent dans les tombes, les sarcophages et les scènes funéraires.

Par contre, il n’existe pas toujours une « équivalence directe » entre Isis et le lotus. Mais un lien symbolique fort : le nymphéa résonne sur le même thème qu’Isis quand Elle triomphe de la mort. Et la plante est aussi un symbole de fécondité, de matrice et de naissance divine, qu’on va retrouver avec Horus, le fils d’Isis.

Dans l’iconographie, apparait bien le nymphéa dans des scènes avec Isis telles que les offrandes, rites funéraires ou  renaissance du défunt.

Une scène très fréquente montre le défunt respirant une fleur de nymphéa, parfois en présence d’Isis ou sous sa protection.

Le sens ici est de renaitre par la respiration de la fleur, pour accéder à la lumière du jour et recevoir le souffle vital d’Isis.

Le nymphéa bleu devient alors un support visuel du pouvoir d’Isis même si la Déesse, est rarement représentée “tenant” explicitement la fleur comme attribut principal.

C’est un rapprochement symbolique seulement… rien ne dit que la Déesse l’utilisait.

Dans certaines scènes par contre, Osiris ou Horus enfant émerge d’un lotus et Isis est présente comme mère et magicienne de vie.

Autre image très répandue, Isis allaitant Horus et dont le décor comprend souvent des bouquets de nymphéa et de papyrus.

Ici, la fleur représente la jeunesse éternelle et la force vitale transmise par Isis à Horus.

Dans les temples dédiés à Isis (à Philae, et à Dendérah), on trouve des colonnes à chapiteaux de nymphéa et autre frises florales.

Ces motifs végétaux ne sont pas décoratifs. Ils transforment le temple en marais primordial, lieu de naissance divine.

On trouve aussi le nymphéa sur de nombreux objets de la vie courante comme les vases à parfum, les amulettes, les bijoux, les lits funéraires, etc…

ou sur des objets ritueliques pour invoquer la Déesse et également sur des inscription de prières à Isis.

Comme je le disais, la nymphéa n’est pas une aphrodisiaque… au contraire elle nous aide à voir clair à travers nos émotions et nos désirs. Elle permet de clarifier  le mental pour prendre les bonnes décisions et prendre la direction la plus idéale pour nous.

C’est donc, on le voit, une purificatrice. Une purificatrice de l’esprit.

Mais elle le fait indirectement.

Son action principale est d’aller guérir le coeur. Elle abaisse les vieilles résistances pour faire circuler une nouvelle source de vie à l’intérieur de celui-ci.

Cette énergie va nous aider enfin à lâcher prise sur les vieilles blessures, les croyances limitantes anciennes et les émotions qui nous retiennent… bref, tout ce qui nuit à une image de soi positive. À l’amour de soi.

Les nymphéa nous aident donc à traverser nos blessures émotionnelles. Celles qui brisent le coeur. Elles nous aident à l’ouvrir complètement au processus de deuil pour oser ressentir et commencer à guérir. 

Comme si elles nous permettaient de voir la beauté qui se cache derrière la douleur et l’inconfort.

Et ces fleurs le font par cette forte remise en circulation du flux d’énergie stagnant —> Ce qui permet aussi de soutenir le soin des états dépressifs. 

En fait, le parfum des nymphéa nourrit notre coeur. C’est un nourrissement spirituel. Qui nous fait nous sentir connecté à l’amour et à la complétude. 

C’est une fleur de transmutation, qui nous fait travailler à changer radicalement certaines énergies ou idées critiques et ressentis négatifs en rapport avec d’autres personnes… en commençant par accepter… et oser ressentir.

Elle a donc pleinement sa place dans cet atelier réservé aux mystères des myrrophores, comme nous le verrons plus loin.

D’ailleurs le nymphéa bleu avait aussi des propriétés légèrement psychoactives, qui auraient été utilisées lors de rituels et de pratiques mystiques.

Cela renforce son lien avec les états de conscience modifiés et donc le passage entre les mondes (comme l’articule les myrrohpores).

Cependant, malgré ses belles qualités, elle est difficile à trouver et chère. Quasiment autant que la rose.

Pour autant, ne nous résignons pas ! Nous pouvons travailler avec elle sous forme d’absolue chez Dromessence notamment.

Plus économique (mais moins olfactif) nous trouverons ses qualités vibratoires sous la forme de fleurs de bach mais uniquement pour le nymphéa blanc chez Déva.

 

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