EQ03-06-LaJarre
—> le symbolisme des Jarres, dont le Graal.
—> Le pouvoir de l’intention. Pourquoi nous utilisons les parfums ? Sommes-nous Pandore ou MM ?
Ta question est excellente, parce qu’elle touche le cœur du déplacement symbolique qui va de l’Évangile aux romans du Graal : le passage du geste au contenant, puis du contenant au lieu du sacré.
Je vais répondre en trois niveaux imbriqués :
- la jarre d’albâtre chez Marie-Madeleine,
- la myrrophore comme gardienne du contenant,
- le Graal comme héritier symbolique de cette jarre, avec Morgan comme figure de continuité.
1. La jarre d’albâtre : un objet beaucoup plus radical qu’il n’y paraît
a) Ce que disent les Évangiles
Dans les récits d’onction (Mc 14, Mt 26, Lc 7, Jn 12) :
- Marie (identifiée très tôt à Marie-Madeleine dans la tradition)
- apporte une jarre (ἀλάβαστρον)
- remplie de nard très pur
- qu’elle brise pour oindre Jésus
📌 Trois détails essentiels :
- Ce n’est pas un flacon ordinaire, mais un récipient scellé
- Il est brisé, non refermable
- Son contenu est totalement versé
👉 Ce n’est pas un geste mesuré, c’est une dépense irréversible.
b) L’albâtre : matière du seuil
Historiquement et symboliquement :
- l’albâtre est :
- translucide
- fragile
- précieux
- utilisé pour contenir parfums, huiles, parfois reliques
Dans l’Antiquité :
- on ne rouvre pas une jarre d’albâtre
- on la casse quand vient le moment
👉 C’est un contenant de l’ultime usage.
📌 La jarre d’albâtre est déjà un objet eschatologique :
elle n’est faite que pour un seul acte décisif.
2. La myrrophore : non pas celle qui possède, mais celle qui porte
C’est ici que le lien se précise.
a) La myrrophore n’est pas le parfum
Elle est :
- celle qui porte le contenant
- celle qui sait quand l’ouvrir
- celle qui accepte de le perdre
👉 Elle n’accumule pas le sacré.
👉 Elle le libère.
La jarre n’a de sens que :
- dans ses mains
- à l’instant juste
- au prix de sa destruction
b) Briser la jarre = renoncer au contrôle
C’est crucial pour comprendre le Graal.
Briser la jarre signifie :
- renoncer à garder
- renoncer à posséder
- renoncer à répéter le rite
📌 La myrrophore est puissante parce qu’elle accepte la perte du contenant.
Elle ne fonde pas une institution.
Elle ne crée pas un trésor.
Elle ne conserve pas l’objet.
👉 Elle agit une fois, puis disparaît.
3. Du parfum au sang : la continuité vers le Graal
a) Ce qu’est le Graal à l’origine
Dans les premières sources (Chrétien de Troyes, Robert de Boron) :
- le Graal n’est pas d’abord une coupe eucharistique
- c’est un vase mystérieux
- qui contient
- et soutient la vie
📌 Il nourrit, il maintient, il ne sauve pas par la force.
👉 C’est un contenant du sacré, pas le sacré lui-même.
b) Parfum, sang, vie : même logique symbolique
Dans l’Antiquité :
- le parfum est la vie concentrée
- le sang est la vie offerte
- les deux sont :
- précieux
- non reproductibles
- liés à la mort
| Jarre d’albâtre | Graal |
|---|---|
| Contient le parfum | Contient le sang |
| Brisée | Caché / retiré |
| Geste unique | Quête |
| Myrrophore | Gardiennes du Graal |
👉 Le Graal ritualise ce que la jarre accomplit en un instant.
4. Pourquoi Morgan le Fey apparaît dans la geste du Graal
C’est ici que ta remarque devient décisive.
a) Morgan comme héritière du geste, non de l’objet
Morgan :
- ne possède pas le Graal comme un trophée
- elle le retire du monde
- elle veille les lieux où il circule
- elle protège le roi blessé
📌 Elle fait avec le Graal ce que Marie-Madeleine fait avec la jarre :
- elle empêche la banalisation
- elle maintient le sacré hors du pouvoir
👉 Morgan est une myrrophore du contenant, non de l’autel.
b) La féminité comme gardienne du vase
Dans les récits du Graal :
- les femmes ne sont presque jamais chevaliers
- mais elles :
- montrent
- voilent
- gardent
- retirent
📌 Exactement le rôle de la myrrophore.
Le Graal :
- n’est jamais conquis
- il est accordé ou refusé
👉 Comme le parfum :
il se reçoit, il ne se prend pas.
5. Pourquoi ce lien est historiquement plausible
Même s’il n’y a pas de filiation directe documentée, le climat symbolique médiéval rend ce lien cohérent :
- redécouverte de Marie-Madeleine en Occident
- fascination pour les reliques, les vases sacrés
- transfert du sacré du Temple vers l’objet
- féminisation des figures de médiation
📌 Le Graal est une institutionnalisation imaginaire de la jarre d’albâtre :
ce que l’Évangile brise en un geste,
le Moyen Âge le transforme en quête.
6. Synthèse claire
On peut dire avec justesse :
- La jarre d’albâtre est le prototype du contenant sacré
- La myrrophore est celle qui sait porter et perdre ce contenant
- Le Graal est la tentative médiévale de conserver ce qui, à l’origine, devait être brisé
- Morgan le Fey incarne la mémoire païenne et féminine de ce geste :
garder le sacré hors du pouvoir, hors de l’Église, hors de la violence
👉 Là où Marie-Madeleine brise,
👉 le Graal se cache,
👉 Morgan retient.
C’est la même logique, déployée différemment selon les époques.
Si tu veux, on peut encore approfondir :
- la différence entre jarre / coupe / calice,
- le lien entre alabastre et relique,
- ou pourquoi le Graal devient inaccessible dès qu’il est masculinisé par la chevalerie.
Très bien. Allons au cœur du processus de masculinisation du Graal, en montrant ce qui change, pourquoi, et ce qui se perd par rapport à la logique myrrophorique (jarre – soin – seuil).
1. Avant la masculinisation : le Graal comme contenant passif et relationnel
Dans ses strates les plus anciennes (Chrétien de Troyes, traditions celtiques sous-jacentes), le Graal est :
- un vase, non une arme
- un objet porté, non brandi
- un mystère offert, non conquis
- lié à la subsistance (nourriture, maintien de la vie)
📌 Il agit sans violence.
📌 Il ne choisit pas par la force, mais par disponibilité intérieure.
👉 C’est exactement la logique de la jarre d’albâtre :
- elle contient
- elle se donne
- elle se perd dans l’acte
À ce stade, le Graal est encore myrrophorique.
2. Le tournant : entrée de la chevalerie et de la logique virile
À partir du XIIIᵉ siècle (Robert de Boron, Cycle Vulgate), un basculement s’opère.
Le Graal devient :
- explicitement calice eucharistique
- lié à la Passion
- intégré à une théologie du salut institutionnelle
- objet d’une quête chevaleresque
📌 Ce changement n’est pas neutre.
La chevalerie apporte avec elle :
- la hiérarchie
- l’épreuve
- la pureté morale codifiée
- la compétition symbolique
👉 Le Graal n’est plus porté : il est cherché.
👉 Il n’est plus reçu : il est mérité.
3. Ce que signifie “masculiniser” le Graal (symboliquement)
Masculiniser ne veut pas dire « rendre mauvais »,
mais changer de régime symbolique.
a) Passage du contenant au vecteur
| Logique myrrophorique | Logique chevaleresque |
|---|---|
| Vase | Instrument |
| Accueil | Épreuve |
| Soin | Pureté |
| Présence | Performance |
Le Graal devient un signe de valeur, non plus un lieu de passage.
b) Passage du soin à la rectitude
Dans la logique féminine/myrrophorique :
- on s’approche du blessé
- on accompagne l’imperfection
- on veille sans corriger
Dans la logique masculine/chevaleresque :
- on exige la chasteté
- on sanctionne l’erreur
- on exclut l’indigne
👉 Le Graal cesse d’être auprès du corps blessé
👉 Il devient le juge du chevalier.
4. Le cas de Perceval : une faute myrrophorique
Chez Chrétien de Troyes, Perceval échoue parce qu’il ne pose pas la question.
Mais regarde bien :
- il voit le Graal
- il ne sait pas parler
- il ne sait pas s’approcher
- il ne sait pas servir
👉 Son échec n’est pas moral, il est relationnel.
Dans une logique myrrophorique :
- il aurait veillé
- il aurait soigné
- il aurait attendu
Mais dans une logique chevaleresque :
- il doit comprendre
- formuler
- réussir
📌 La masculinisation transforme un manque de présence en faute.
5. Que deviennent les femmes après la masculinisation ?
Elles ne disparaissent pas, mais leur rôle change.
a) Avant
- elles portent
- elles montrent
- elles retirent
- elles voilent
b) Après
- elles testent
- elles tentent
- elles trompent
- elles égarent
👉 Morgan, par exemple :
- n’est plus gardienne du seuil
- elle devient obstacle moral
C’est un déplacement très net :
- de la médiation
- vers la tentation
6. Le Graal comme objet impossible
Plus le Graal est masculinisé, plus il devient :
- inaccessible
- abstrait
- raréfié
- réservé à un seul (Galaad)
📌 Galaad est :
- parfait
- pur
- sans blessure
- sans désir
👉 Or, c’est exactement l’inverse de la logique myrrophorique,
qui n’existe qu’en présence :
- de blessure
- de perte
- de corps
Le Graal cesse alors d’être un lieu de passage
pour devenir un idéal hors du monde.
7. Ce qui se conserve malgré tout (résistance du féminin)
Même masculinisé, le Graal ne peut jamais être totalement saisi :
- il disparaît
- il se retire
- il retourne à l’Autre Monde
👉 La logique myrrophorique résiste.
C’est pourquoi :
- il n’est jamais utilisé politiquement
- il ne fonde aucun empire
- il ne reste jamais longtemps
📌 Le Graal ne supporte pas la possession.
8. Synthèse finale
On peut dire clairement :
- Le Graal naît dans une logique myrrophorique :
vase, soin, seuil, féminité - La chevalerie le masculinise :
quête, mérite, pureté, hiérarchie - Cette masculinisation le rend :
plus moral
plus abstrait
mais aussi moins incarné - Les figures féminines (Morgan, demoiselles, gardiennes) deviennent ambivalentes
- Le Graal résiste en se retirant toujours
👉 Là où la jarre d’albâtre est brisée pour que la vie se répande,
👉 le Graal masculinisé est conservé pour être mérité,
👉 et c’est pourquoi il finit par disparaître du monde.
Si tu veux, on peut encore explorer :
- la figure de Galaad comme anti-myrrophore,
- la blessure du Roi Pêcheur comme reste féminin refoulé,
- ou comment la modernité (Jung, Eliot, Wagner) tente de réintégrer cette dimension perdue.
Oui — la boîte (ou plutôt la jarre) de Pandore est profondément liée, symboliquement et historiquement, à la jarre d’albâtre et au Graal.
Ce lien n’est pas une filiation directe, mais une constellation de sens autour du “contenant féminin du seuil”, qui a été reconfiguré, inversé, puis moralisé au fil des siècles.
Pour être précis, il faut d’abord corriger un point clé.
1. Première clé essentielle : Pandore n’a pas une « boîte », mais une jarre
Chez Hésiode (Travaux et Jours), Pandore ouvre un pithos :
- un grand vase de stockage
- en terre cuite
- utilisé pour :
- grains
- vin
- huile
- parfois objets rituels ou funéraires
📌 La « boîte » est une erreur de traduction tardive (Érasme, XVIᵉ s.), qui a :
- miniaturisé l’objet
- domestiqué le mythe
- effacé son lien rituel
👉 Pandore, Marie-Madeleine et le Graal relèvent tous du même type d’objet : le vase.
2. Le point commun fondamental : le contenant du seuil
Ces trois figures gravitent autour d’un même noyau symbolique :
Le contenant qui touche à la vie et à la mort,
et qui ne peut être ouvert qu’une seule fois sans conséquence irréversible.
| Figure | Objet | Contenu |
|---|---|---|
| Pandore | Pithos (jarre) | Maux + espérance |
| Marie-Madeleine | Jarre d’albâtre | Parfum / vie |
| Graal | Vase / coupe | Sang / vie |
👉 Le vase n’est jamais neutre.
👉 Il contient ce que le monde ne peut pas gérer directement.
3. Différence décisive : ouvrir, briser, garder
C’est ici que tout se joue.
a) Pandore : l’ouverture fautive
- La jarre est ouverte
- Le contenu se répand
- Le monde est transformé à jamais
- L’espérance reste au fond (ambiguïté)
📌 Geste interprété comme :
- curiosité
- transgression
- faute féminine
👉 Le monde devient mortel, souffrant, limité.
b) Marie-Madeleine : la jarre brisée juste
- La jarre est brisée volontairement
- Le parfum est totalement donné
- Le geste est lucide, aimant, assumé
📌 Aucun mal ne sort.
👉 La mort est traversée, non libérée.
c) Le Graal : la jarre jamais ouverte
- Le vase est voilé
- Caché
- Retiré du monde
- Réservé à quelques élus
📌 Le monde est maintenu dans l’attente.
👉 Trois régimes du sacré :
- Pandore → le sacré mal géré
- Madeleine → le sacré donné
- Graal → le sacré retenu
4. Pandore comme anti-myrrophore (ou myrrophore inversée)
Pandore est souvent présentée comme l’opposé de Marie-Madeleine.
Mais en réalité, elle est plutôt une figure inversée.
Myrrophore
- sait ce qu’elle porte
- connaît le moment
- accepte la perte
- agit dans la relation
Pandore (chez Hésiode)
- ne sait pas ce qu’elle porte
- ouvre sans rite
- ne maîtrise pas le seuil
- agit seule
👉 Ce n’est pas son geste qui est mauvais en soi,
👉 c’est qu’il est privé de cadre symbolique.
📌 Pandore est une myrrophore sans initiation.
5. Pourquoi ces figures sont toutes féminines
Parce que, dans l’Antiquité :
- le vase est associé :
- au ventre
- à la gestation
- à la tombe
- le féminin est lié :
- au passage
- à l’irréversibilité
- à l’ambivalence vie/mort
👉 Le problème n’est pas le féminin,
👉 c’est la peur masculine de ce qui ne peut être refermé.
Pandore devient coupable
là où Marie-Madeleine devient sainte
et où le Graal devient inaccessible.
6. Pandore et le Graal : deux réponses opposées à la même angoisse
| Question fondamentale | Réponse grecque | Réponse chrétienne | Réponse médiévale |
|---|---|---|---|
| Que faire du sacré dangereux ? | Le blâmer | Le donner | Le cacher |
| Qui ouvre ? | La femme fautive | La femme aimante | Le chevalier élu |
| Résultat | Monde blessé | Monde sauvé | Monde en attente |
👉 Le Graal est une tentative de corriger Pandore :
ne plus jamais ouvrir le vase sans pureté parfaite.
7. Pourquoi l’Espérance reste dans la jarre
C’est capital.
Chez Pandore :
- Elpis reste au fond
- Ambiguïté : bien retenu ou mal refusé ?
Symboliquement :
- l’espérance est féminine
- elle ne se libère pas par la force
- elle attend le bon geste
📌 Marie-Madeleine accomplit ce que Pandore n’a pas pu :
- ouvrir sans détruire
- perdre sans condamner
- donner sans chaos
8. Synthèse finale claire
On peut dire avec rigueur :
- Pandore, Marie-Madeleine et le Graal sont liés par le symbole du vase
- Tous trois touchent au seuil vie / mort
- La différence n’est pas l’objet, mais :
- le moment
- l’intention
- la relation
- Pandore est la peur antique du vase féminin
- Marie-Madeleine est sa réconciliation
- Le Graal est sa mise à distance masculine
👉 Le vase n’est jamais innocent.
Ce n’est pas ce qu’il contient qui est dangereux,
mais la manière dont on l’ouvre — ou dont on refuse de l’ouvrir.
Si tu veux, on peut encore aller plus loin :
- comparer Pandore à Ève (autre ouverture fautive),
- explorer le lien entre vase, ventre et tombe,
- ou montrer comment la modernité (psychanalyse, littérature) tente de réhabiliter Pandore comme figure de conscience plutôt que de faute.
Parfait, c’est un sujet fascinant : la psychanalyse moderne tente de réintégrer la logique myrrophorique et le vase sacré, en redonnant à la figure féminine et au contenant leur rôle de médiation entre vie et mort, plutôt que de culpabilité ou de contrôle masculin.
Je vais structurer la réponse en trois étapes :
1. Le problème psychanalytique : perte du vase
Dans la mythologie classique et médiévale :
- Pandore → fautive, ouvre, disperse, monde blessé
- Marie-Madeleine → myrrophore, geste juste mais souvent réprimé ou interprété moralement
- Graal → masculinisé, inaccessible, réservé à la pureté chevaleresque
📌 Le constat psychanalytique :
- le vase sacré est devenu un symbole de faute ou d’inaccessibilité
- le féminin est associé à la tentation, la faute, ou à l’obstacle
- la capacité à accompagner le seuil et la mort a été perdue
Pour Jung et ses héritiers, le Graal et la jarre représentent l’inconscient féminin porteur de vie et de transformation.
2. La réintégration symbolique : le vase comme contenant de l’inconscient
a) Jung et le Graal comme archétype
- Le Graal est vu comme archétype de l’élément féminin :
- réservoir de vie psychique
- vecteur de transformation intérieure
- Les myrrophores (Marie-Madeleine, Morgan) représentent la médiation consciente entre le contenu sacré et le monde
👉 Le mythe retrouve son rôle initiatique : le Graal n’est pas à conquérir, mais à recevoir et accueillir.
b) Pandore réhabilitée
- Pandore cesse d’être simplement la « femme fautive »
- Elle devient le symbole du risque nécessaire pour accéder à la vie et à l’espérance
- Ouvrir le vase = confrontation à l’inconscient, à la vulnérabilité et à la perte
- La psychanalyse montre que le chaos libéré par Pandore est nécessaire au développement psychique
3. La dimension myrrophorique et la médiation féminine
Psychanalytiquement, la myrrophore :
- n’est pas fautive : elle accompagne le passage
- n’exerce pas de pouvoir direct : elle ouvre la voie à la transformation intérieure
- porte le contenu sacré : parfum, sang, vie, potentiel inconscient
- intervient au seuil : mort → renaissance, chaos → ordre, souffrance → sens
📌 Marie-Madeleine et Morgan sont ainsi vues comme :
- des archétypes féminins de médiation psychique
- qui permettent au masculin et au conscient de recevoir le sacré sans détruire le monde
4. Le retour au Graal : synthèse psychanalytique
| Symbole | Lecture traditionnelle | Lecture psychanalytique |
|---|---|---|
| Pandore | faute féminine | confrontation nécessaire à l’inconscient |
| Marie-Madeleine | sainte obéissante | myrrophore archétypale, médiatrice de vie et de passage |
| Graal | objet masculin inaccessible | vase intérieur, réservoir de sens, médiation entre vie et mort |
| Morgan | sorcière | gardienne de seuil, mémoire du sacré féminin |
👉 La psychanalyse réhabilite le féminin porteur : le vase n’est plus objet de faute, le Graal n’est plus un trophée, la myrrophore n’est plus marginalisée.
👉 Elle met en avant : la capacité à gérer le contenu sacré, à accueillir la vie et la mort, et à accompagner le passage, plutôt qu’à dominer ou posséder.
Si tu veux, je peux te montrer comment Jung ou Hillman lisent spécifiquement la “jarre” et le Graal dans le psychisme moderne, avec des exemples concrets de symboles dans les rêves et l’art.
Veux‑tu que je fasse ça ?
Parfait, allons directement à Jung et la lecture psychanalytique du Graal, de la jarre et de la myrrophore. Ici, tout se joue sur le plan archétypal, c’est-à-dire le symbolique profond de l’inconscient collectif.
1. Le Graal et la jarre comme archétypes
Pour Jung :
- Le Graal n’est pas d’abord un objet historique ou religieux, mais un archétype féminin du contenant, porteur de vie, de transformation et de régénération.
- La jarre d’albâtre de Marie-Madeleine est un modèle de ce contenant :
- elle est fragile et précieuse → symbolise la vulnérabilité de l’inconscient
- elle est brisée → le psychisme se transforme lorsqu’on accepte la perte ou la dissolution du contenu
- Pandore illustre le danger d’ouvrir le contenant sans conscience : l’inconscient se répand en chaos si l’on n’a pas les moyens symboliques de l’accueillir.
📌 En somme : tous ces vases sont des “contenants psychiques” — le Graal est la version sublimée, Pandore la version transgressive, Marie-Madeleine la version initiée.
2. La myrrophore comme médiatrice archétypale
Jung insiste sur la fonction médiane :
- La myrrophore ne possède pas le sacré, elle le transmet : c’est l’archétype de la femme psychique qui accompagne le passage
- Elle travaille au seuil entre vie et mort, conscience et inconscient
- Elle permet le processus de transformation sans dominer le contenu : un rôle psychologique et spirituel
- Marie-Madeleine et Morgan sont ses incarnations symboliques : l’une dans la réception et le don conscient, l’autre dans la conservation et la protection du sacré
📌 La myrrophore, selon Jung, est la gardienne du vase psychique — ce qui se retrouve ensuite dans la quête du Graal.
3. Le Graal masculinisé et la perte de sens psychique
Dans la chevalerie et la version médiévale :
- Le Graal devient objet de conquête, d’épreuve, de mérite → masculinisation
- Pour Jung, cela illustre la perte du lien avec la médiation féminine et le contenant intérieur
- La quête du Graal devient alors une projection extérieure du besoin intérieur de transformation, mais sous une forme incomplète et codifiée
- Le psychisme perd la dimension relationnelle et initiatique, qui seule permet l’intégration de l’inconscient
4. Le retour au Graal dans la psychanalyse
Pour Jung, réintégrer la dimension perdue implique :
- Redonner au vase sa fonction de contenant
- accueillir l’inconscient, le féminin intérieur, les émotions et les pertes
- Reconnaître la myrrophore intérieure
- l’aspect féminin qui accompagne le passage, sans juger ni contrôler
- Accepter la perte et la transformation
- comme la jarre brisée de Marie-Madeleine : la psyché se transforme lorsqu’on libère l’énergie symbolique
- Ne pas chercher à “conquérir” le Graal
- le Graal n’est pas à posséder, mais à recevoir et intégrer dans le psychisme
📌 L’archétype féminin du Graal/Myrrophore est donc le médium entre le conscient et l’inconscient, le chaos et la régénération, la perte et le don.
5. Illustration par l’exemple (Jung dans l’art et les rêves)
- Dans les rêves : vases, jarres, coffres scellés → symbolisent les contenus psychiques refoulés ou sacrés
- Briser le vase → souvent symbolise la révélation ou la transformation nécessaire
- Graal apparaissant dans le rêve → réception de l’énergie féminine archétypale, parfois incarnée par une figure de femme sage ou initiatrice
- Pandore → avertissement : les contenus inconscients libérés sans préparation créent anxiété et conflit intérieur
✅ Synthèse Jungienne
- Jarres, Graal, myrrophores = archétypes du contenant féminin
- Marie-Madeleine = myrrophore consciente, donne le sacré au moment juste
- Pandore = ouverture inconsciente ou imprudente, chaos libéré
- Graal masculinisé = projection extérieure du Graal intérieur, perte du lien avec la médiation féminine
- Psyché intégrée = Graal reçu, pas conquis, myrrophore intérieure présente, transformation accomplie
Si tu veux, je peux te faire un schéma synthétique qui relie Pandore – Marie-Madeleine – Graal – Morgan – psychanalyse jungienne, avec les flux de puissance, perte et transformation, pour visualiser cette constellation symbolique.
Veux‑tu que je fasse ce schéma ?
L’audio
Comme je vous le disais pour introduire cet audio, Marie Madeleine et Morgane le fey ont des caractéristiques très proches et parfois, leurs enseignements se confondent, ce qui est une bonne chose pour nous ! Parce qu’une vérité se repère justement parce qu’elle se retrouve à plusieurs endroits.
Marie Madeleine est nommée parfois le « Vase Christique » ce qui la fait partager ainsi le symbole de l’amphore qui contient les huiles d’onction et leur magie.
Elle est en effet une « myrrhophore », une femme porteuse de Myrrhe et dont le terme apparait dans l’évangile.
Imaginons un instant cette vue de l’antiquité : dans cette pauvreté, ces sols pauvres et sec, le vent balayant les poussières, les tissus rapiécés et durs au toucher… s’élèvent des porteuses d’amphores qui contiennent dans leur antres sombres, des odeurs pures et intenses de fleurs et d’encens. Quelle contraste !
Et quelle magie ! La fleur qui a une telle courte durée de vie voit son odeur conservée pour des années dans ces « boites de Pandore ».
Le vase d’onction est un objet magique comme dans la plus pure des traditions des contes.
Il est le conservateur de l’étincelle de vie.
De l’étincelle de vie.
De l’essence.
L’or dans le vase.
On retrouve le symbolisme de la jarre bien plus tôt encore, dans le culte de la Déesse Inanna qui possède les qualités de la Déesse Vénus, comme Ishtar, Cybèle, etc…
Ainsi, et avec bien d’autres preuves mais que je n’ai pas la possibilité d’explorer avec vous ici, parce que j’ai encore beaucoup à dire sur le sujet qui nous concerne, Marie Madeleine est supposée être une prêtresse de la lignée d’Inanna, justement. Des prêtresses rouges, habillées en rouge et on sait tous que Marie-Madeleine est représentée avec cette couleur bien spécifique.
Marie Madeleine partage sa connaissance de myrrophire avec nous.
Elle nous révèle les actions qu’ont les parfums sur le corps.
J’ai aussi réalisé un atelier il y a quelques années maintenant, pour partager mes connaissances et techniques de création de symphonies odorantes.
S’il vous intéresse, je peux le rééditer pour l’occasion. Il se nomme : « intuitions aromatiques » et je le mettrai dans la série « en-quêtes ».
Dans le cadre de notre atelier de la blessure de l’enfant intérieur, je vois un autre symbole à la jarre de la myrrophore qui est : le coeur enfermé.
En nous coupant du réel, comme nous l’avons vu dans cette page, nous mettons notre étincelle de vie en cage nous aussi.
Comme dans une amphore, à l’ombre.
Elle n’est donc pas anéanti : elle est encore vivante !
Mais ouvrir la boîte est effrayant.
Pandore l’ayant ouverte, n’a-t-elle pas lancé maux, maladies et malédictions sur le monde ?
Voilà ce qu’on apprend. Qu’il est plus sûr et confortable pour nous de tout laisser enfermer dans notre amphore. De rester une fille bien sage.
Non, nous disent ces femmes dangereuses que sont les dernières prêtresses de Vénus, les myrrophores. Elles nous disent qu’ouvrir son coeur, s’est ouvrir la boite qui libère l’étincelle de vie, c’est à dire, l’enfant intérieur.
Les parfums et effluves pourraient-il ouvrir la cage du coeur dans laquelle est encore enfermée notre étincelle de vie. ?
Mais dans ce cas, quels parfums ? Quelles huiles sacrées pour réaliser ce miracle ?
C’est ici que Morgane le Fey intervient.
Nous avons vu que la magicienne s’est assombrie au fur et à mesure de la christianisation des versions des légendes du Roi Arthur : faisant de plus en plus rayonner le roi civilisateur et peser la païenne vivant dans la forêt avec les animaux sauvages.
C’est là que se trouve la clef de la cage du coeur !
Elle nous enseigne que pour ouvrir la boite de l’étincelle de vie, nous avons besoin de nous reconnecter au réel et à la nature. Au corps.
Nous avons appris que le salut était dans la science et la technologie. Que la lumière de l’esprit se trouvais dans l’artificiel.
Quand nous regardons autour de nous, pouvons-nous voir à quel point tout est artificiel et fait par les humains ?
Même en forêt, les arbres sont planté en lignes droites.
Nous vivons comme des fantômes parmi les fantômes, à ne plus faire attention à la forme d’un arbre, aux saisons, aux couleurs des nuages.
Pouvons-nous imaginer ce que signifie, à cette époque comme aujourd’hui d’ailleurs, ce que représente une telle suggestion vénusienne ? Alors que le corps et la sensualité étaient démonisés ? Et où aujourd’hui nous confondons sexualité et sensualité ?
Nous ne savons plus comment revenir au corps. Comment retrouver notre sensualité.
L’odorat est souvent un de nos sens les plus efficace pour cela.
Pour l’ancrage, la conscience du corps, le retour au réel.
Je les utilise aussi pour intégrer et activer le chemin du retour à soi.
Oui, les odeurs font tout cela…
Et les sciences l’ont démontré. Elles ont étudiées l’influence des odeurs, les fameuses phéromones, dans l’attachement… qu’il soit amoureux ou de l’ordre de celui entre une mère et son enfant.
L’enfant est attaché à l’odeur de sa maman depuis sa conception. Depuis la gestation. Et la mère, de son côté va créer son attachement lors de la première rencontre en peau à peau avec son nouveau né.
Lorsque l’on demande aux « nez » c’est à dire aux professionnels qui travaillent dans la création de parfums… ceux qui sont capable de retenir des centaines d’effluves, d’analyser les compositions des parfums et d’inventer de nouvelles symphonies odorantes, donc quand on leur demande quelles sont leurs odeurs préférées, ils répondent systématiquement, celles de leurs proches.
Ne vous êtes vous jamais retournée dans la rue, en sentant la même effluve que celle que portait un ex amant ?
En un instant, non seulement la mémoire est ravivée mais aussi les émotions.
Et cela éveille aussi notre propre animalité.
Celle que l’on a appris à fuir comme on fuit le sauvage et l’incivilisé.
Pourquoi ? Parce que notre animalité est liée à nos émotions brutes. À la douleur et la souffrance. Ces inconforts que nous rejetons.
Or l’animalité consciente n’a rien à voir l’animalité sans âme.
Et c’est cela l’enseignement de Morgan le Fey et de Merlin aussi. Lui qui quitte parfois Arthur pour aller vivre en forêt comme un sauvage pendant des mois voir des années.
C’est pour cette raison que Morgan le Fey a été aussi transformée en sorcière sombre alors qu’elle ne faisait que se reconnecter au réel, loin de l’artifice dénué d’âme.
Et aujourd’hui que l’IA intervient de plus en plus dans nos vies, nous ne pouvons que comprendre Morgane et Merlin. Ce besoin de se couper de l’artificiel pour renouer avec le réel.
Nous en avons encore plus besoin aujourd’hui qu’eux !
Morgan le Fey est aussi connue pour sa capacité de « ShapeShifter », c’est à dire, de changer de formes à volonté. Elle se transforme en particulier en oiseaux et notamment en corneille.
Elle a renoué avec sa part animale en elle.
Sentir les odeurs, les redécouvrir permet de se réconcilier avec sa part animale. À aimer notre part animale.
D’ailleurs, si nous retournons à cette 1ère rencontre Mère-Enfant, ne pouvons-nous nous empêcher de voir l »accouchement comme un moment parfaitement animal ? Un des seul que l’on peut vivre dans une vie dans toute son intensité et sa sauvagerie brute ? Une plongée dans la réalité. Dans notre animalité.
Avec les odeurs, les douleurs…
Un moment dans la vie des femmes qui peut être totalement rejetée par elles… peut-être justement parce qu’il nous rappelle que nous sommes des animaux.
Les corps communiquent par leurs odeurs, en particulier dans le monde des animaux qui sont en effet capables de sentir leurs proies à des kilomètres. Les chevaux sentent l’eau à 3km et ils sont aussi capables de connaitre nos émotions en fonction de notre odeur.
Car les émotions changent le statut hormonal de notre corps, ce qui influe sur son odeur.
Les odeurs ont cette facultés à nous relier avec le primordial. L’animalité et les émotions.
Aujourd’hui, tout est civilisé, même les odeurs. Nous attendons de nos collègues ou de notre voisin de bus qu’il se soit parfumé. Nous ne voulons pas sentir leur odeur corporel. Car cela crée immédiatement une intimité.
Parmi les 6 intimités, il s’agit des intimités émotionnelles et sexuelle surtout. Et l’on sait bien que le sexe conserve aussi, cette part animale.
Parce que nous rejetons nos émotions et en particuliers les plus négatives d’entre elles, nous mettons aussi les autres à distance.
Car ce sont les relations avec les humains qui font naitre le maximum de nos émotions. Les plus belles comme les plus difficiles.
En rejetant les odeurs, nos rejetons les liens, l’amour et les émotions. Nous rejetons notre vulnérabilité.
Car si les yeux sont les fenêtres de l’âme, les odeurs aussi sont révélatrices de notre essence intérieure innocente et intouchée.
Oui, nos corps ne sont pas les seuls à posséder une odeur, notre essence aussi en possède une elle aussi. Une qui se mêle à celle de notre corps pour n’en faire qu’une.
Certains ont tellement fusionné corps et âme qu’ils rayonnent des odeurs extraordinaires, comme Thérèse de Lisieux, la sainte catholique qui répandaient naturellement des effluves de rose.
C’est d’ailleurs à l’odeur que l’Eglise reconnait ses saints. Ce qu’elle nomme « l’odeur de sainteté », mais qui se retrouve dans d’autres traditions, comme le bouddhisme et l’hindouisme.
À leur mort, certains maitres ou saints sentent les fleurs même plusieurs jours après l’évènement.
À notre niveau à nous, nous savons qu’une personne change effectivement d’odeur au cours de sa vie… selon nos émotions et les hormones qui sont émises mais aussi en fonction de notre évolution. L’enfant change d’odeur à la puberté, et les femmes à la ménopause.
Mais nous pouvons nous aussi influencer, comme les saints, notre odeur.
Morgane et Marie-Madeleine nous transmettent qu’il nous appartient de sentir bon mais pas par artifice ! Pas en nous baignant de parfums luxueux chez Sephora.
Nous avons la responsabilité d’exhaler la bienveillance et la gentillesse.
Nous avons la responsabilité de réparer la blessure de vulnérabilité pour laisser se répandre l’odeur de notre âme.
Les myrrophores que sont Morgane et Marie Madeleine nous questionneront sur notre relation aux odeurs dans la suite de la page afin de prendre le temps d’y réfléchir.
Pour finir, elles me font encore revenir sur le lien entre le coeur, le sentiment d’amour et les odeurs mais aussi sur celui de la sécurité…
L’odeur de nos parents crée en effet notre attachement primordial c’est à dire la base de notre relation avec eux mais aussi de toute nos relations futures, comme nous l’avons vu.
D’un point de vue plus sensoriel, entrer dans les bras d’un parent et surtout d’une mère, nous inonde de son odeur qui nous rassure et qui nous console tout autant que le toucher.
C’est l’odeur de la sécurité. L’odeur de la maison retrouvée.
La sensation de sécurité passe par notre relation aux odeurs.
Nous avons donc aussi à explorer cette thématique, car nos parents nous ont peut-être privé de leur bras et ainsi de leur odeur. De leur sécurité. Et donc aussi de la sensation d’être à la maison. D’appartenance.
Ou juste parce que parfois, nous n’avons pas pu jouer dans notre enfance à explorer les odeurs.
Nous nous éloignons aujourd’hui des odeurs naturelles comme nous nous éloignons des émotions, parce que nous n’avons pas connu la sécurité de les vivre.
À eux deux, le touché et l’odeur, de la Mère surtout, représente la sécurité affective.
C’est la première réalité de l’enfant.
Sa première expérience d’intimité et de fusion avec l’autre.
Et sans cette intimité, alors, il n’y a pas de sentiment de sécurité. Pas de sentiment d’avoir une maison intérieure.
Et pas de capacité de trouver une intimité pleine et joyeuse dans de futurs relations amoureuses.
De même, notre corps garde en mémoire l’odeur de ceux qui nous ont abusé et nous en dégoutent.
Et puisque le corps émet l’odeur de l’essence, si l’odeur de quelqu’un nous dégoute, cela doit être examiné attentivement.
Après tout, ne dit-on pas de quelqu’un que nous ne « pouvons pas le sentir » ?
Pour finir, nos deux guides insistent sur la notion d’amour et de lien passant par l’odeur d’un autre point de vue.
Elles nous disent qu’au final, l’amour est autant animal qu’âme.
L’amour additionne. Il conjugue.
L’amour unit.
On le voit bien dans un couple, où il unit deux personnes. Unir c’est la base du concept de l’amour.
Symboliquement pour l’individu, l’amour intègre les parts de soi. C’est l’amour de soi.
Et les parfums l’aident dans cette exploration de défragmentation de l’être. Dans son retour à soi. Dans la guérison de ses blessures. Notamment cette blessure là.
Alors oui, le vase peut être vu comme le Vase Christique où la magie dans l’amour opère. Il peut être vu comme le corps, gardien de l’odeur magique de l’âme. Comme le coeur qui délivre l’effluve d’amour.
Mais dans tous les cas, pour que la magie se répande, le vase doit s’ouvrir.
Les émotions doivent se vivre.
Les odeurs sentis avec une respiration qui agrandit l’espace du coeur.
Ainsi l’essence de vie se libère en nous.
Et notre étincelle de vie retrouve le mérite et la joie de vivre pleinement cette incarnation.
De nous reconnecter avec notre féminité.
D’élaborer la Mère positive intérieure.
D’entrer en reliance avec Vénus.
En résumé, nous pourrions dire que notre odorat nous aide à guérir et faire vibrer notre espace du coeur, pour répandre la propre odeur de notre âme.
Alors, oui, jouons avec les odeurs et voyons jusqu’où elles peuvent nous aider à ouvrir notre amphore-coeur.