Karma

Quand je regarde les évènements de ma vie depuis 1 an, j’ai l’impression d’avoir couru une véritable courses d’obstacles (et pas la course de haie sympa qui se courbe quand on l’effleure, mais plutôt un buisson bien piquants de rosiers.)

5 deuils ont rythmé nos vies.

Plus un achat de maison catastrophique (avec un propriétaire qui décide soudainement de ne plus vendre alors qu’on a déjà lancé la fin de baille, puis nous relance alors que nous avions commencé l’achat d’une autre maison… le tout à coup de notaires et d’avocats !), des travaux en accélérés car tous ces virages nous ont fait prendre du retard.

Bref. Houleuse année…

Le dernier deuil, a été le pire.

Alors que nous nous sentions enfin chez nous, que tout s’apaisait, notre chienne s’est fait écrasée alors que mes enfants l’a tenait en laisse (je n’étais pas là et je ne sais toujours pas comment c’est possible… ils n’étaient pas seuls, sous la surveillance de leur papa qui n’a rien compris non plus !)

Depuis sa venue chez nous, nous vivions un peu en symbiose… collées presque 24 h / 24.

Et soudain, un grand vide.

Je sais qu’on peut sourire en se disant que c’est un animal, et pas un enfant par exemple (et j’ai vécu dans une famille meurtrie par la perte d’un enfant alors je sais bien ce que c’est) pourtant la douleur n’en ai pas amoindrie.

Et parce que je cherche la raison de tous les évènements qui m’entourent, j’ai eu besoin de comprendre la signification de celui-ci.

Là, tenant la boîte de ses cendres, il me semblait qu’il devait y avoir une raison. Il ne pouvait pas en être autrement.

Au cours d’une méditation en pleures, j’entr’aperçois un brin de réponse : pour travailler sur un de mes karma.

Dualité

Dualité

Le karma a pour moi 2 facettes. Une facette simple (quand je me prends une branche dans l’oeil, par exemple, 1 heure après une dispute un peu injuste avec mari ou enfant, eh bien, BAM, j’me dis, c’est le karma !) Et une facette bien plus complexe, celle qui entoure nos multiples vies.

Si vous n’êtes pas de cette croyance, vous pouvez toujours continuer à me lire en souriant et en vous moquant de moi. Ça ne me pose pas de soucis…

Car j’ai une seule mémoire d’une vie antérieure… et c’est celle de ma mort (youpiiiii !) Pour faire court : j’avais sous mes ordres des jeunes gens (entre 16 et 20 ans je dirai) et nous sommes tous morts noyés dans que je puisse faire la moindre chose pour les sauver (et pour ceux qui s’y connaissent à fond dans le karma, oui, j’ai de l’asthme suite à cette noyade et je suis claustrophobe car cela s’est passée dans un bâtiment fermé, j’avais bien dit : youpiiiiiii, méga youpiiiii !) Et une des formations du karma, est la force de notre dernière pensée ou de notre dernier jugement (jugement dernier … ça donne à réfléchir dit comme ça, non ?)

Ma dernière pensée fut extrêmement forte en terme de culpabilité et d’injustice.

Dans cette vie, en plus d’être claustrophobe et asthmatique, je suis aussi colérique lorsque je me trouve devant des faits injustes. J’ai dû donc supprimé la télé (je pète un câble devant les infos) et j’ai dû me désabonner de tous ces supports à pétition comme change.org … à force de recevoir les douleurs du monde entier dans ma boîte mail !

Avec le départ de ma petite chienne sauvage, j’ai renoué avec une autre part de mon karma : me sentir responsable à l’extrême des personnes qui dépendent de moi, de leur santé, leur bien-être. Pas seulement responsable mais au-delà. Je vais jusqu’au sacrifice total. Et jusqu’à l’angoisse continue (merci les chevaux qui s’échappent !)

C’est sans doute une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de ne pas scolariser les enfants.

C’est aussi pour cela que je me sens tellement responsable de la mort de Gaïa. Depuis 1 mois je culpabilise à n’en pas dormir.

Je me fais du mal en me noyant dans les « et si ».

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Il y a 3 jours, j’ai compris tout cela. J’ai compris que je me faisais du mal. Et j’ai compris que je n’étais pas responsable de tout ce qu’il se passe sur Terre. Que mes compagnons de voyage sont responsables de leur propre vie. Que je ne peux pas tous les porter sur mes épaules…

Il y a 3 jours, j’ai lâché ce fardeau.

Je me suis immédiatement allégée.

J’ai compris que je pouvais les aider. Que je pouvais prendre soin de mes animaux. Mais que je n’étais pas hyper-responsable d’eux.

M’occuper d’eux est à nouveau un plaisir.

Et toute cette prise de conscience, c’est grâce à elle.

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Gaïa ma petite sauvageonne

Merci pour tout ce que tu m’as donné dans ta vie. Et de tout ce que tu m’as encore donné par ta mort.

J’honorerai la leçon, parce que le coût a été tellement élevé pour toi et pour moi.

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