Dans le labyrinthe guérisseur partie II

Note : Cet article reprend ma participation au défi instagram #intothehealinglabyrinth de @healer.joséphine. Vous pouvez reprendre cet article en partie ou en totalité, à condition de me créditer et de joindre un lien direct vers ce post. Merci.

Dans ce second récapitulatif, j’ai choisi de mélanger l’enseignement de mes tirages personnels avec un conte.

Les mots de cette histoire se sont mis en place à l’occasion d’une peinture intuitive. Ce conte, créé pour être vécu de façon plus générale que les résultats des tirages, peut être lu seul (passages en italique). Vous trouverez plus bas, la vidéo du conte telle que partagée sur les réseaux sociaux.

 

 

De l’entrée au centre : l’aller

En début de ce 2e cycle lunaire, la Chamane des cavernes est venu m’honorer de sa présence : je me doutais donc que le travail du mois de février serait intense, peut-être même douloureux… que ce serait un travail transformateur de l’Ombre.

D’ailleurs, d’un point de vue énergétique, Stéphane Cardinaux a pu établir que les labyrinthes matérialisés ne contiennent pas que des zones positives (qui font monter notre énergie.) Le labyrinthe de Chartres contient plusieurs zones dites de décharges (libératrices et purificatrices).

C’est clairement ce qu’il se passe dans ce travail de guérison par la voie du labyrinthe proposé par @healer.joséphine ! La mise en lumière de notre Ombre nous permet de conscientiser des peurs, des blessures, qu’elles soient personnelles, transgénérationnelles ou même collectives.

 

 

 

Les cartes ont touché des cordes très sensibles ici. C’était effectivement douloureux de regarder dans les yeux de notre Minotaure personnel, et cela, quelque soit notre cheminement (déjà bien avancé ou à peine entamé). Des souvenirs refont surface, des émotions intenses trouvent leurs explications : nous prenons conscience de petits ou grands traumatismes mis de côté pendant des années. C’est la mise en lumière des contenus de l’inconscient, la remise en circulation de la force vie, de notre énergie, de notre passion.

La guérison de nos blessures n’est pas un processus qui peut atteindre une finalité. A chaque étape réglée, c’est une nouvelle couche, plus profonde et lourde, qui se montre à nous. Cela nous donne une impression de condamnation éternelle, tels des Sisyphe humains qui roulent leur rocher à l’infini. Mais il y a aussi quelque chose de très encourageant : tout ce que nous serons capables de régler nous rendra plus légers, nous permettra de voir la vie avec plus de joies et surtout ne sera plus à travailler par notre descendance.

Après tout, nous pouvons choisir d’imaginer, tout comme le fait Albert Camus, Sisyphe comme un Héros heureux comprenant le sens caché de sa tâche infinie.

 

 

 

 

Marcher dans l’antre de la Mère primordiale

Nous voici enfin devant l’entrée du labyrinthe.

Nous nous sommes préparés à entrer en son coeur dans la première partie de ce voyage. Nous savons désormais que la Shakti, principe d’énergie primordiale se cache derrière la symbolique du labyrinthe.

Shakti est une des facettes de la Grande Déesse. En ce nom, Elle est aussi l’initiatrice, la Chamane tisseuse des cavernes, la Sheela-Na-gig qui nous recueille dans son antre pour la renaissance.

Pour la purification de la force de Vie.

C’est en Elle que nous entrons lorsque nos premiers pas pénètrent la surface géométrique dessinée sur le sol.

C’est Elle qui nous prend en charge pour guérir ce qui a besoin de l’être : soigner cette énergie intérieure et refaire circuler la vie !

Nous savons qu’Elle pourra nous bousculer si Elle le juge nécessaire. Car la vie doit gagner, quitte à nous effrayer un peu…

 

 

 

Interprétation

Elle plongea au coeur du labyrinthe sans même se retourner, comme on plonge dans un lac depuis le bord d’un rocher : le regard tourné vers l’avant, le coeur battant à s’en rompre et le sourire aux lèvres.

L’inconnu lui faisait peur. Elle était comme tout le monde ! Mais cette inquiétude ne pouvait pas se mesurer à son envie, son enthousiasme et sa volonté joueuse. 

Son pas, le premier, fut posé sur le chemin et la lumière du lieu, soudain sembla changer. L’atmosphère devint moite et chaude, sombre et sirupeuse :

 » Viens à Moi, ma fille… »

Sans même comprendre d’où venait ces mots, ses jambes se mirent à avancer.

 

Le tirage d’entrée dans le labyrinthe :

Jour 7 : 9 de denier. Le désir que j’emmène dans mon entrée, est celui de réussir dans l’intégrité totale. C’est en effet une valeur incroyablement importante à mes yeux. Le succès professionnel, social, ou familial oui, mais dans l’authenticité. Je ne peux rien admettre d’autre.

Jour 9 : 8 d’épée. J’aurai besoin d’utiliser la Vision de la chouette, l’oeil du chamane, le regard de l’Aigle. Chacun d’eux sait voir au-delà des illusions, que ce soit avec une nouvelle perspective ou de façon plus globale… ou encore, à travers le voile de la Maya.

 

 

 

 

Elle eu l’impression d’entrer dans une valse. Une danse secrète et mystérieuse qui l’a faisait tourner à droite puis à gauche, lui faisant croire qu’elle se perdait mais sachant aussi lui murmurer que le chemin était le bon. Qu’il était sien.

Elle virevoltait. Elle s’effrayait. Elle riait.

Elle s’autorisait parfois à faire demi-tour. Mais toujours, elle continuait, dansant la Terre qu’elle foulait avec une conscience jamais encore atteinte. Proche, comme jamais elle ne l’avait été du moindre brin d’herbes sur sa route, de la moindre mousse. 

Alors qu’elle s’approchait du centre, le rythme s’amplifia. Un son prit naissance, comme l’écho d’un tambour dans sa tête. Son sang pulsait dans ses oreilles, signe que le feu se déployait en son sein. Sa force de vie aussi s’était mise à danser à l’intérieur de son corps tendu, prêt à bondir. 

Sauvage à nouveau, comme au temps de son enfance. Le temps de l’innocence et du vrai… le temps aussi des blessures. 

 

Tirage de l’avancée dans les méandres  : 

Jour 11 : 5 de feu. J’ai tant de colères en moi.

Peu à peu, je comprends que ces colères sont liées à un sentiment d’impuissance.

J’ai l’impression de ne rien pouvoir faire dans un tas de domaines : l’injustice faite à l’ief (instruction en famille) actuellement avec la loi des séparatismes, la colère contre les hommes qui violent, la colère contre la chasse, la colère contre l’oubli des valeurs du féminin, la colère face aux manipulations des uns et des autres, colère d’être une femme dans une société qui n’a pas encore tout réglé… cette carte me remue et me donne envie de hurler ! Oh, toutes ces colères accumulées mais que je n’ai jamais pu vraiment exprimer.

Je creuse encore, j’utilise le don de vision comme suggéré. Je comprends que derrière toute colère il y a une peur. Qu’elle est la peur commune à tout ce que je viens d’énumérer ? Ça me vient : c’est la peur de souffrir.

J’ai peur de la douleur pour moi mais aussi pour les autres, pour les enfants, les femmes, les animaux…

 

 

 

La fin du parcours était déjà en vue. Elle se mit à accélérer couvrant le bruit de ses pas d’éclats de rire jetés aux vents. Ses pieds étaient froids mais vivants, mouillés, tâchés. 

Ils s’arrêtèrent nets au centre du labyrinthe. Le centre miroir de son âme.

Son souffle se coupa quand elle crût apercevoir un monstre de brume, attirant son âme dans les marécages de l’esprit. Elle serra le poing quand les images commencèrent à défiler dans son imagination. Succession de larmes et de douleurs, d’impuissance et de trahison. Sanglots de femmes qui cachent leurs colères.

Puis la peur enserra son ventre plus fort encore, la mettant à genoux. La peur de tout perdre. La peur d’échouer. La peur de la mort.

« Regarde au delà de l’illusion… »

Le cri d’une chouette déchira le silence sombre et lui donna la force de lever les yeux, droits vers cette vapeur mouvante en forme vague de taureau.

Ce n’était qu’un nuage, que de l’eau…

… alors l’image devint floue…

… et comme un verre que l’on brise, l’emprise sur elle de la brume, de la peur, des sanglots, des colères… vola en éclat.

Enfin, elle pouvait à nouveau respirer.

Enfin elle pouvait voir.

L’air froid et chargé d’odeur d’humus s’engouffra dans son corps et la redressa, comme portée par une énergie inconnue et puissance. 

Elle avait fait face à ce qui l’avait meurtri peu à peu depuis tant d’années.

Blessée mais guérie.

Cicatrice au ventre.

Tatouée.

Victorieuse.

Les pieds au centre du labyrinthe.  

 

Tirage au centre, face au Minotaure  : 

Jour 13 : 10 de Denier. Voici que le minotaure surgit. Il prend la forme d’une autre peur lié à la souffrance : la peur de tout perdre. Cette fois, la douleur est dans le coeur, elle est la perte possible de tout ce que j’aime sur Terre. C’est aussi ma peur de l’argent… ou plutôt du manque d’argent. Ce manque a fait longtemps souffrir ma famille (endettement de mes parents pendant toute mon enfance).

Jour 15 : VII le Chariot. Je n’ose pas me lancer tout à fait dans ce que j’aime faire (comme créer une entreprise) car j’ai peur que ma famille perde tout à cause de moi, de mes passions… et souffre comme moi quand j’étais petite.

Jour 17 : 8 d’épée. Voir au-delà de l’illusion de souffrance est la clef. Je ne dois plus agir depuis mes peurs, elles sont trop présentes et dirigent trop mes comportements, mes résistances.

Jour 19 : XI la Force. Pour rester sur le chemin de ma Vérité personnelle, il va falloir prendre mon courage à deux mains mais aussi revenir à l’instant présent quand ma peur me saisit (la carte me conseille égalementi de souffler quand je résiste ou panique). Ne pas hésiter à persister si les résultats n’arrivent pas immédiatement.